[Edito-confession] C’est décidé, j’arrête d’être Camille Gillet

J’en ai lu des trucs à mon sujet. Bienveillants, extatiques, ultra agressifs, totalement à côté de la plaque. J’ai été insultée, calomniée, encensée, mais jusqu’ici ça ne m’atteignait pas. Il aura fallu un thread simple et factuel pour que je touche du doigt un truc qui me posait de plus en plus problème : la fanatisation autour des gens dans le Web. Et plus spécifiquement : certains délires à mon sujet.

On va dire que je crache dans la soupe, qu’après tout, être « invitée de formation » ou « achetée sur mon nom » sont des marqueurs d’une carrière en plein essor et certainement réussie. Mais si je vous dis qu’en plus de me mettre mal à l’aise jusqu’ici sans que je ne parvienne à me l’expliquer, je sais désormais que tout ceci ne vaut pas grand-chose, vous croiriez que je vais à la pêche aux compliments, ou vous comprendriez où je veux en venir ?

Je veux en venir que j’ai compris un truc très important pour moi, et qu’il est temps d’arrêter deux secondes le storytelling pour en revenir au blogging à l’ancienne. Accrochez-vous, Skyblog n’a vraiment qu’à bien se tenir.

Sondage Rédaction Web, qui a la plus grosse ?

La goutte d’eau et raison de cet édito a été un sondage dans un groupe de Rédacteurs Web. La question était simple :

Quel rédacteur web mettriez-vous dans le paysage culturel de la rédaction web en France ?

Qui fait partie de son histoire, récente ou non ?

Quel rédacteur pro est incontournable pour un rédacteur web d’aujourd’hui ?

Et j’ai été dans ce panel. Heureusement pas en premier, mais pas non plus en dernier. Et les réponses et justifications me concernant allaient du très malaisant et gonflant d’orgueil le « parce que Camille est toujours là, et talentueuse et sent bon » au « Bah en fait, on sait pas ce qu’elle fait réellement niveau boulot ». Et si les commentaires positifs ne m’éclataient pas autant qu’on pourrait le croire de prime abord, ceux de la seconde nature me firent l’effet d’un énorme coup dans le bide. Ouais, j’étais active sur les réseaux, et après ? Blogueuse ? Formatrice ? Coach ? Mais qu’en était-il de la Rédaction ? Qu’en était-il de mon travail d’auteure ?

Soudain, je pris conscience que j’étais connue… mais pas reconnue.

Pas reconnue pour ce que je voulais en tout cas. Et je compris pourquoi mon malaise croissait face aux déclarations d’amour en public et pourquoi j’avais si longuement hésité à dire oui à David Gos pour sa formation. Non seulement je n’étais pas d’accord sur l’aspect pertinent et essentiel de ma figure pour le milieu, mais je n’avais juste pas envie d’endosser ce rôle.

À cause de mon syndrome de l’imposteur persistant ? Pas seulement. Ce thread m’a fait comprendre pourquoi il traînait dans ma tête ces derniers temps : je ne fais pas ce métier pour quelques likes sur mes inénarrables coups de gueule compilant mes expressions argotiques favorites. L’important pour moi était ailleurs, et je ne sais pas si cela a toujours été le cas, ou si c’est lié à certains changements dans ma vie.

Une tranche de vraie vie pour une fois

Ne pas évoquer ma vie privée n’a pas été un choix fait uniquement pour la protéger, je ne voulais aussi pas être réduite à ça. Sans doute du fait de mon sexe, très certainement à cause de la tournure que prend ce métier : une voie de garage pour femmes au foyer, jeunes mamans et auteurs ratés.

Jusqu’ici, j’étais bien contente d’être une sorte d’électron libre qui ne faisait que ce qui lui plaisait, écrivait des livres blancs moqueurs sur le Web, montait des pseudos séries écrites pour raconter sa vision du métier, quand je n’écrivais pas directement des histoires prenant place dans l’univers du SEO, ou utilisant Google comme grand méchant de dystopies.

Mais le fait est que je ne parviens pas à garder cette image un peu glam, et qu’en réalité, je ne le souhaite pas.

Ce sondage m’en a fait prendre conscience : être (bien ou mal) vue pour mes saillies sur les RS n’a pas la saveur d’un commentaire sur l’une de mes histoires, ou même à la limite (oui, je hiérarchise beaucoup comme ça) sur un de mes articles. En ne pouvant plus écrire comme avant, je me suis retrouvée coincée avec cette part de « famousity-gourusitante-de-seconde-zone » croissante. Plus de bullshit d’imposteur, moins de réalité de créatrice. Le malaise était total, la baffe radicale.

« Mais t’as qu’à reprendre l’écriture et arrêter de nous faire chier, non mais ! »

J’aimerais bien, figurez-vous… mais je n’y parviens pas comme je le voudrais. C’est une coïncidence cynique et cocasse que cette prise de conscience survienne en ce 10 mars 2020, précisément aux 9 mois parfaits de… mon fils, non moins parfait.

Ma huitième merveille du monde, née un 10 juin 2019 dans des conditions que ne renierait pas une publicité mensongère pour l’accouchement, me pose le problème de tout parent qui travaille ET garde son gosse : celui d’une impossibilité d’étendre les jours. Et par la même, l’arrêt quasi-complet de toute activité personnelle, comme l’écriture, activité ultra chronophage qui suppose l’utilisation de ses deux bras, le calme presque complet autour et la possibilité de ne pas être interrompue toutes les deux secondes.

Grave incompatibilité, donc, avec un bébé allaité, qui ne fait pas ses nuits, gardé à la maison, et bien trop intelligent et vadrouilleur pour notre bien à tous.

Essayez de boucler des histoires en devant vous précipiter toutes les deux secondes sur un gnome qui tente de bouffer la nourriture du chat, et qui ne voit pas où est le problème à tenter d’appuyer sur le gros bouton qui brille, là, sous le bureau de maman. Ce gros bouton relié à la grosse boîte noire qui ronronne, celle qui est, elle aussi, sous le bureau de maman

Et comme j’ai assez peu de fenêtres pour pouvoir être « tranquille », que j’ai joué la carte du secret niveau professionnel, et que mon carnet de commandes ne s’est pas vidé pour autant, j’ai dû trancher dans le vif : les rares moments se sont consacrés au travail et uniquement au travail.

Et me voilà devenue ce que je voulais taire et que je crains être le persona de base du métier : la mompreneur totalement débordée qui peut passer la journée en pyjama et avec les cheveux sales, et plier son linge tout en étant au tel avec un client et gardant un œil sur un gnome foutant ses doigts dans la prise.

Le rapport avec le sujet ? J’y viens : ne plus avoir vraiment le temps d’écrire mes histoires, n’avoir que le temps de tapoter du téléphone sur les RS et m’entendre dire que je suis une « hôtesse de groupe de Rédac », ça a été la goutte d’eau.

Le « Why » et toutes ces conneries d’être en phase avec le cosmos

Bah… C’est pas si con. Si on m’avait demandé il y a encore quelques heures pourquoi je faisais ce métier, j’aurais répondu sans sourciller :

« Parce que je suis passionnée d’écriture, que ça m’amuse d’être payée à écrire, surtout quand ce sont de grosses conneries Marketing de base ; que je surkiffe faire passer des émotions aux gens, surtout quand c’est pour raconter des histoires entrepreneuriales comme si nous étions dans une publicité américaine. »

Et ça n’aurait pas été faux, juste légèrement obsolète comme vision.

Pour se la jouer comme dans 99Frs, la coke et les putes en moins, il fallait prendre tout à la rigolade, se moquer en permanence des gens et des choses, à commencer par soi-même. Bâtir un personnage infaillible, sans attache, jamais vraiment sérieux, jamais vraiment palpable.

L’emblème, la gueule, le trickster.

Et j’ai adoré faire ça. Mais depuis quelques temps, ça m’est devenu inconfortable. Pas juste parce que j’entre complètement en dissonance avec mon persona, mais parce qu’il ne sert plus mes intérêts. Parce que mes intérêts ont changé, et je ne m’en suis rendu compte que ce soir.

Je ne me suis autorisée à m’avouer que ce soir que ce qui était important pour moi n’était pas une image à la « Rock Star », mais de partager des choses avec des gens. De partager en réalité mes histoires, pas juste mon « savoir ».

Mon « Why », n’est pas d’amuser ou révolter la galerie, il est d’émerveiller et de transporter… Je préférais juste ne pas me le dire parce que j’avais la trouille de ne pas y arriver, et ce sondage montre que je n’y arrive pas. Enfin si, j’ai des lecteurs qui aiment et suivent ce que je fais, je ne suis juste pas reconnue pour ça.

A quoi ça sert d’être connue si ce n’est pas pour être reconnue ?

Après cette constatation, qu’est-ce que ça pouvait me foutre d’être dans une liste de gens à qui on pense par rapport à la RW ? Quel intérêt d’être une personne vers qui on se tourne, quand mon cœur de métier n’est pas le conseil ou mais la création ?

Voilà des semaines que je me traîne un syndrome de l’imposteur et des angoisses incroyables sans comprendre. Mon premier article vendu sur Wriiters ? J’avais la boule au ventre en pensant que jamais il ne partirait. Il est parti, j’en suis satisfaite ? Non, je suis persuadée que parce qu’il a été acheté sur mon nom, le client n’a pas ce qu’il attendait et que ça ne valait pas cette peine. Oh, je suis convaincue que mon travail n’est pas mauvais, que ma tarification n’est pas aberrante. Je trouve juste que mon nom ne colle pas avec mon travail. Qu’il est trop « bling-bling » vous voyez ?

On pourrait arguer que c’est un problème de mauvais branding, et je ne risque pas de vous donner tort, mais c’est aussi un problème de lucidité : j’ai changé.

Sans surprise, faire le truc que tout le monde fait depuis des millénaires m’a profondément affectée. Obligée de redéfinir mes priorités, d’apprendre des trucs comme la pondération ou la patience, tout ça… Obligée du coup d’admettre que ce qui me tient vraiment à cœur c’est des choses plus authentiques.

D’où mon inconfort : je ne me sentais plus à l’aise dans mon costume de Camille Gillet, plus à l’aise avec mon silence sur certaines de mes absences. Plus à l’aise tout simplement par rapport à mon triple métier : Môman-rédac-auteure.

Avec, pourtant, une putain de soif d’être vue telle que je suis actuellement.

Gneugneu distinguer pro et perso

Alors, je n’ai toujours pas tranché la question à ce sujet : faut-il, ou non, ne pas être soi-même au travail ?

Ya plusieurs écoles à ce sujet, j’ai encore lu il n’y a pas longtemps que prendre du plaisir dans son boulot n’était pas professionnel, bon… Autant vous dire que j’ai horreur de ce genre de postures, j’en parlais déjà il y a cinq ans. Le fait est que j’ai, en même temps, prôné le fait de ne pas trop se livrer – surtout à des fins Marketing, de ne montrer aucune faille, tout ça pour derrière vous pondre un article-fleuve sur mes questionnements métaphysiques et éminemment centrés sur mon utérus et mes soucis de plume.

Je vous rassure, ça n’est pas pour me vendre. Au moment où je rédige ces mots, j’hésite même à tout effacer en me disant que je fais sans doute ce qu’il ne faut surtout pas faire : dire ma vérité.

Parce que « gneu gneu gneu pas professionnel », justement.

Et pourtant, on n’arrête pas de dire que l’Entrepreneuriat est une aventure personnelle et humaine, qu’on doit remettre de l’authenticité et de l’Humain dans le numérique et que les gens ont besoin de lien social.

Donc, faudrait faire tout cela, mais sans jamais vraiment parler de soi, en se prenant pour des personnages d’une histoire qui vire à la tragicomédie chaque jour un peu plus, théâtre boulevard un peu grotesque où on s’époumone sur les RS, nos blogs et newsletters en faisant croire que nous incarnons quelque chose ?

Non. Et même « Merde ».

Et pourtant, j’ai fait du théâtre pendant 8 ans… Mais ça ne m’amuse plus. Cette façon de prendre mon taff pour une scène ne m’amuse plus. Cette façon de gérer la marque Camille Gillet comme une marque, justement, ne m’amuse plus. Pire : ça me rend inconfortable. Je vends des émotions et je ne les incarne jamais ? Je créée et je vends des histoires et je suis incapable d’assumer la mienne ?

Je ne fais pas ce métier parce que je suis une mère qui élève son enfant à la maison et qui est un auteur raté. Je le fais parce que je l’adore… pour le moment.

Et je le fais en ayant parfois du vomi sur mon épaule.

Et je le fais en pliant parfois mon linge alors que je suis en pyjama.

Et je ne vais pas aux events, ne rencontre pas les gens, et ne fais pas podcast et vidéoconf’ live parce que j’ai un gnome qui passe son temps à essayer de bouffer le micro, et que mon salon – qui est devenu mon bureau depuis que ledit gnome a eu besoin d’une chambre – fait de temps en temps un concours avec Bagdad. À ceci près qu’eux ont le bruit des bombes, et pas « Ah les crococo les crocodiiiiiiiilheu »

C’est d’ailleurs dommage de ne pas me montrer, la maternité m’a fait perdre 15 kilos et je me suis remise à la muscu pour ne plus pleurer la nuit quand je dois le bercer 50 fois…

Tout ça pour dire que t’es vexée de pas être arrivée première ?

Non. Tout ça pour dire que je me suis rendu compte que j’avais trop de projets à côté qui me tenaient à cœur et que je laissais en plan.

Tellement d’histoires en cours que je veux faire davantage connaître et d’autres que je veux raconter.

Parfois plein d’anecdotes sur le gnome et sur notre apprivoisement mutuel en milieu professionnel et chaotique.

Tout ça pour dire que ma carrière n’a jamais été aussi bonne, j’ai toutes les raisons d’être fière et satisfaite de moi, mais que ce sondage a mis un point final à la réflexion que je mène depuis quelques mois.

Ce n’est pas la « fame » que je cherche, je cherche juste à exercer ma passion et à le faire sans me prendre la tête.

Et ce genre de responsabilités, ces délires de marque et de « personne emblématique sur laquelle repose une partie de la culture de la profession », c’est carrément pas pour moi. C’est trop sérieux, et je ne suis pas sérieuse pour deux sous.

Je suis une scribouillarde, tout à fait ravie et reconnaissante d’être payée à écrire.

C’est tout.

Et c’est très bien comme ça.

C’est décidé, j’arrête d’être Camille Gillet.

Je me contenterai de Camille.

Photo by Javardh on Unsplash

Camille Écrit par :

Actuellement : Zerg de mauvais poil Evolution ultime : Mutalisk relativement polie Vend les mots comme du bétail, prostitue les idées, et maltraite son clavier. Ecrit parfois pour de vrai, quand on lui fout la paix.

34 Comments

  1. Dark Vador
    10 mars 2020
    Reply

    Merci de t’être livrée.
    Sois ce que tu désires au plus profond de toi.
    Et merde pour les autres.

  2. 11 mars 2020
    Reply

    Merci Camille ! J’imagine que ton article touche en plein cœur toutes ces battantes qui élèvent un enfant en essayant de rester, aussi, une femme avec toutes ses passions. C’est vrai, pour moi tu es moins rédactrice web qu’auteur, et je t’admire pour ça, mais il faut bien manger. Et dans ce paysage du factice, tes histoires dans toute leur fantaisie baroque sonnent d’une limpidité rassurante. Tu es une vraie femme et une auteure de talent. Tu as créé un monde avec ton écriture en 4 dimensions interactive et c’est une vraie source d’intelligence et de sincérité.

    J’arrête avec les compliments pour ajouter qu’aucune rédactrice web ne rêve d’être rédactrice web. C’est juste un moyen de vivre en accord avec ses besoins et de vivre d’une passion. Les secrétaires 2.0 ont d’autres ambitions et Camille Gillet incarne ce combat. C’est pourquoi tu es une formatrice parfaite pour la meilleure formation du monde.

    • 11 mars 2020
      Reply

      « Ces battantes ». Avant d’avoir le petit, je trouvais que c’était une expression de Markéteux qui veut leur faire vendre des trucs spas entre autres… Et depuis.
      Depuis, je ne comprends ce que ça veut dire. Et je m’horrifie de découvrir que certaines font ça avec plusieurs gremmlins à la maison (Moi je dis qu’il y a des canonisations qui se perdent…).

      Je ne savais pas que tu me lisais, et ça me fait énormément plaisir de savoir ça ! Merci beaucoup.

      C’est très juste ce que tu dis : ce n’est pas un rêve, mais c’est le moyen le plus proche de vivre d’une passion. Je n’ai pas l’intention de me lancer en full auteure, certainement pas avec le gnome et encore moins avec la situation actuelle des auteurs, justement. Situation qui ne cesse d’empirer, d’ailleurs. Mais je reconnais que j’ai quand même beaucoup de chance, car si Rédiger ça n’est pas écrire… ça en a assez souvent l’odeur.

      On verra ce que j’apporterai à la formation en tout cas, pour l’instant, je suis invitée à présenter le métier, c’est peut-être donc une bonne chose que je décide d’être totalement transparente sur qui l’on peut être derrière, tout en restant profesionnel-le pour les clients !

      Merci pour cette volée d’encouragements !

  3. Nicolas Le Gall
    11 mars 2020
    Reply

    La mater/paternité et les profonds bouleversements que ça implique généralement sur les personnes non sociopathes peut avoir cet effet d’avoir besoin de re-prioriser les choses. Ce n’est même parfois pas un besoin conscient, mais ca se passe quand même, comme une sorte d’instinct de survie de l’espèce qui place ce gnome bien au centre de son univers. Alors en effet ca peut provoquer une grosse différence entre ce qu’on devient et ce qu’on s’est rêvé ou ambitionné d’être, parfois ca se passe pas.bien, parfois on ne sait pas.comment faire.
    Je pense quand meme que lorsque ce changement se traduit par un recentrage sur sa propre sincérité, c’est plutôt pas mal.

    • 11 mars 2020
      Reply

      Je pense aussi. Découvrir que je pouvais chialer pour un oui ou pour un non, et avoir de plus en plus souvent envie de « raconter ma vie », de dire aux gens quand ils me touchaient a été surprenant. Et puis, j’ai compris que c’était parce que j’apprenais à laisser de la place aux autres, à ne plus être une marionnettiste de personnages coincés sous ma plume. Ca ne va peut-être pas changer grand chose, car je reste forte en gueule, mais peut-être que de m’autoriser plus souvent à dire quand ça va et ne va pas, à ne plus m’obliger parfois à communiquer, me fera le plus grand bien.

      Je verrai où ça mène cet élan de réalisme.

  4. 11 mars 2020
    Reply

    Bonsoir Camille,
    Félicitations pour ton bébé. C’est gentil quand même de nous livrer un peu de toi dans l’intimité. C’est agréable de t’imaginer autrement que devant ton ordinateur.
    Je n’avais pas remarqué que tu étais une marque… Moi j’avais remarqué une femme très engagée pour aider les autres rédacteurs et entrepreneurs, une femme qui n’a pas sa langue dans sa poche, une femme qui exprime des idées et défend des positions plus intelligentes que les autres. Et puis dernièrement j’ai vu que tu travaillais avec des SEO ‘connus’ et ‘reconnus’… Ce n’est pas cela qui fait de toi une meilleure que les autres… D’ailleurs ce n’est pas que tu es meilleure, c’est qu’au moins, toi, tu n’es pas fade. Je t’ai toujours perçue comme un personnage authentique. Ni rock star, ni merdouille, juste extra-ordinaire et humainement accessible. Et puis alors la cerise sur le gâteau en mode ‘en dehors de l’ordinaire’, de port de bouc ! Moi j’adore Camille Gillet, et je sais que je vais aimer aussi Camille. Pourtant réellement je ne connais aucune des 2.
    C’est chouette que tu t’explores ; c’est chouette que tu tu changes d’angle de vue; c’est chouette de grandir, et merci de le partager avec nous. Un bébé ça ne chamboule pas que les hormones… Rien ne sera plus jamais comme avant ! Merci le gnome ! Merci Camille !

    • 11 mars 2020
      Reply

      Salut, et merci beaucoup !

      Hey… Ouais. Je suis aussi pas mal en train de cavaler dans l’appart’ pour le faire descendre de la table (grosse lubie actuelle), donner un « soin », ou encore taper sur un xylophone en remerciant la providence qu’il n’ait pas l’oreille musicale pour me juger. Cela dit, je reviendrais bien un peu plus souvent sur le pc pour terminer les (bien trop) nombreux récits entamés (je crois qu’on peut d’ici entendre les lecteurs d’ALM approuver…).

      Pour en revenir à cette histoire de Camille (Gillet). Mes engagements sont authentiques, mes énervements aussi, ça risque de ne pas changer. Mais ma retenue sur ce qu’il peut être dur ou non ne l’est pas toujours, mon envie de partager du positif et autre chose que du taff non plus. Je n’osais pas trop trop partager mes histoires au boulot, on va essayer de changer ça. Je prenais parfois trop soin de montrer que je ne doutais pas, ce n’est pas du tout vrai.
      En soi, ça va peut-être pas changer grand chose pour vous, mais moi, je n’aurais plus à me demander si j’ai laissé filtrer un truc perso, si c’était bien ou mal de dire que là, ça n’allait pas personnellement, etc.
      Ca me soulage.

      Pour les SEO avec qui je travaille, je ne vais parler que de Thomas, je suis très contente de bosser avec lui, pas juste parce qu’il est bon, mais parce qu’il a un excellent spirit, que c’est quelqu’un avec qui travailler est naturel et agréable… et que c’est devenu un ami, parce que c’est aussi quelqu’un avec qui papoter est agréable.

      En tout cas, tu es bien la première personne à trouver qu’être coincée sur Port-de-Bouc soit une bonne chose, l’impact de la pollution sur notre santé approuve aussi, j’crois x’D

      Merci à toi !

  5. Vanessa
    11 mars 2020
    Reply

    Maintenant je comprends pourquoi j’ai été obligée d’enlever les notifications twitter de Camille Gillet l’année dernière ! T’étais en mode gros ballon ‘je ne peux plus bouger alors je twitte’ ?

    • 11 mars 2020
      Reply

      Alors, pas tout à fait. J’ai cavalé jusqu’au moment de la délivrance et certains de mes voisins n’avaient même pas capté que j’étais enceinte tellement j’avais un minuscule ventre (et que la grossesse ne m’a pas fait prendre du poids… Mais en perdre de ouf).
      En revanche, de novembre 2018 à septembre 2019, j’étais tout d’abord bloquée dans mon écriture parce que… incapable d’expliquer ça, je n’arrivais plus à créer quoi que ce soit à mesure que le temps passait dans la grossesse. Je n’ai, à ce jour, toujours pas d’explication à ce blackout créatif. Et puis de juin à septembre… j’étais sur le canapé avec la sangsue à couches, en train de tapoter sur le téléphone et de me remercier mentalement d’avoir finalement pris un abonnement Netflix (d’ailleurs, je confesse avoir adoré des séries pour ados). Puis, il a fallu reprendre officiellement le travail, et j’ai fait un peu comme je pouvais.
      Je continue d’ailleurs.

      Juste que maintenant, je pourrai dire sans métaphore : je suis crevée, et ce n’est pas que parce que je bosse « trop » *regard appuyé dans une certaine direction*

  6. 11 mars 2020
    Reply

    La seule ? Les ports de boucains de ma vie pensent ainsi, je les adore. Quand à moi, j’avoue être heureuse de venir d’ailleurs. Moi aussi je vis actuellement dans une citée pourrie, à Toulouse : je n’ai pas la vue sur la mer en haut de ma tour…

    • 11 mars 2020
      Reply

      Ouais, j’ai vu sur l’embouchure… Mais elle est « dentée » d’usines qui crachent leurs gazes et nous empoisonnent tellement qu’on en a mal à la gorge, parfois :/

      Après, Toulouse est juste immonde, presque aussi laide que Lyon, je trouve. Je compatis donc !

  7. 11 mars 2020
    Reply

    Merci pour ce chouette billet ! Si ça peut te rassurer (ou pas…), j’ai commencé 3 romans avant d’être enceinte, il y a presque 20 ans (aïe, ça fait mal). Et j’ai tout laissé en plan jusqu’en 2014, parce qu’on ne peut pas être partout à la fois. Mais surtout parce que plus envie d’écrire.
    La vie, elle était là, dans le couffin en osier dans lequel j’avais moi-même dormi. ça a duré quelques années sans que je sois incapable de reprendre l’écriture, mais le pire c’est que ça ne me manquait pas vraiment. Et puis, mes filles ont grandi. Et le crayon (ou plutôt le clavier) m’est revenu dans les mains (sous les doigts). J’ai fini mes 3 romans inachevés, écrit et publié un 4e, puis un 5e. Je me dépêche de corriger le 6e, parce que le 7e me fait de l’oeil sur le bureau…
    Alors, tu vois, comme dit la chanson débile d’en ce moment, ça va ça vient. Et je comprends tout à fait tes interrogations sur la reconnaissance et la « célébrité ». Pas facile à gérer, tout ça, surtout quand on est, finalement, très secrète.
    Des bises 😉

    • 11 mars 2020
      Reply

      Merci à toi pour ton commentaire tellement encourageant et plein d’espoir ! C’est génial de savoir que ça peut revenir, et même mieux revenir qu’à l’aller. Parce que c’est si rageant et frustrant pour moi d’être coupée de ça. Je tapote de temps à autres, mais c’est si rare et poussif, j’ai l’impression de me contracter sur du vide, tellement ça ne sort plus de façon naturelle et fluide. Je me regarde limite écrire et ça m’énerve.

      Merci beaucoup encore !

  8. Naj
    11 mars 2020
    Reply

    Pour faire partie de ceux qui ont réagi un peu négativement au post dont tu parles… Si je ne trouvais pas le post pertinent (pour les raisons que tu cites d’ailleurs), je suis fan de ta plume, ça c’est un fait. Lire tes articles, ça fait du bien, et on est loin de la rédac là, on parle de pur plaisir textuel.
    Perso mon rêve c’est d’être auteur un jour, je vois la rédac comme un moyen alimentaire de survivre jusque là. Et c’est cool, je dis pas le contraire. Mais je commence seulement à comprendre que j’ai aucune raison d’attendre pour écrire ce que j’ai envie d’écrire, et c’est aussi grâce à toi…

    • 11 mars 2020
      Reply

      Le thread est hyper intéressant, parce qu’il montre aussi que la communauté n’a pas besoin de gurus, qu’elle a besoin d’entraide, de bonne humeur, de sincérité, de… mais pas forcément de se trouver des gens « emblématiques ». Combien ont répondu, justement, ne pas en avoir ? Ne pas en voir l’intérêt ?

      En tout cas, je suis hyper contente si ça t’a boosté pour écrire ! Il ne faut effectivement rien attendre, si ce n’est l’envie (et le temps), quoi qu’il faille parfois lui presser un peu la main à cette dernière.

      (Sinon, c’est le printemps, je n’ai pas du tout lu « plaisir textuel »)

  9. Emma
    11 mars 2020
    Reply

    Je comprends totalement ta position et ton repositionnement ! Elle va me manquer, la Camille qui remet les pendules à l’heure dans un milieu de soumis et de dominants… Et celle qui tape du poing sur la table quand les enfumeurs arrivent avec leurs gros sabots. Mais je comprends bien que les coups de gueule, c’est usant en énergie et les retours que tu attends ne sont pas là-dessus mais sur tes autres talents d’auteur et de rédac.
    En tout cas, crois-moi ou pas, mais tu bouffes ton pain blanc avec ce gnome énergivore qui demande de s’oublier parfois et d’avoir des yeux derrière la tête !
    Mon mari a retrouvé une vidéo du mien à 2 ans, sautant dans les vagues, éclatant de rire dans un filmé ralenti, mon regard posé sur lui comme une plume sur un chef d’œuvre, une musique douce bretonnante… et paf, j’ai pleuré comme une madeleine. il est passé où le lutin joyeux, curieux et insouciant ? Avalé par l’adolescent désabusé et flegmatique, dégoûté du monde et « (trop) intelligent pour être heureux » ! Alors croque, croque, croque ton pain blanc, savoure, profite, même si tu ne l’avais pas prévu comme ça et ne garde que le plus important pour toi !

    • 11 mars 2020
      Reply

      Je ne veux pas me priver non plus, mais ça prend beaucoup trop de place et les gens ne retiennent que ça. C’est dommage. Autant, je m’en fous que ça me fasse perdre des clients… mais des lecteurs-trices ? Des vrai-es ? Ca fait chier.

      Merci pour le reste de ton message Emma. Je pense que t’as raison de me rappeler l’importance de ces moments et leur fragilité.

  10. Emma
    11 mars 2020
    Reply

    PS : et me voilà rassurée sur ton sort ! J’imaginais que la vie perso, c’était un problème de santé ! Finalement, c’est un lutin aventurier alors c’est une bonne nouvelle 🙂

    • 11 mars 2020
      Reply

      Pas du tout ! En plus, je voulais pas me montrer alarmante, j’arrêtais pas de dire que tout allait bien. J’ai juste pris 10 ans dans la gueule avec les nuits blanches, c’est tout x’D

  11. 11 mars 2020
    Reply

    Welcome Camille, ravie de faire ta connaissance ! J’appréciais beaucoup Camille Gillet, mais je pense que j’aurai encore plus d’affinités avec Camille…
    Sans pour autant étaler sa vie privée dans sa vie pro, je crois que pour le métier que nous faisons, il est impossible de totalement couper les liens entre les deux. Parce que nous ne vendons pas un produit, mais des mots qui certes, sont écrits par les pro que nous sommes, mais qui viennent aussi du coeur, des tripes, du plus profond de ce que nous sommes.
    Alors si le personna ne correspond plus du tout à ce que nous sommes IRL, il ne remplit plus son rôle et ne sert à rien. En tout cas, je ressens vraiment les choses comme cela. Pour moi, je l’assimile à un rôle que pourrait jouer une actrice, mais qui n’est pas elle, même si elle s’est impliquée dans le rôle. A moins de devenir schizo, elle ne peut pas endosser les deux personnalités…

    Sur le fait de ne plus écrire pour toi, il y a bien sûr la notion de temps disponible qui est réduite lorsqu’on a des enfants en bas-âge (ou des enfants tout court, les miens sont ados, mais ça prend quand même pas mal de temps, non plus pour essuyer les vomis, mais pour parler, argumenter, conseiller… ). Pour ma part, je n’écris plus pour moi et j’ai même arrêté de bloguer, parce qu’à force d’écrire toute la journée, je n’ai plus de « jus ». Et envie de me décoller de l’ordi et de pratiquer une autre activité, de bouger, me balader, marcher, faire du sport… Bref, de passer à autre chose.
    Une ou deux fois par an, je m’offre un atelier d’écriture pendant lequel je prends mon pied à écrire rien que pour moi, mais j’attends la retraite ou le jackpot du loto pour dégager du temps et me remettre à une vraie écriture…

    Sinon, je suis persuadée que tu seras parfaite pour cette meilleure formation du monde, parce que justement, tu as une personnalité forte et que tu dis ce que tu penses sans langue de bois. Tu es passionnée, mais aussi super réaliste sur le métier et tu ne vas faire prendre des vessies pour des lanternes aux futurs rédacs. Peut-être que la maternité t’as aussi rendue plus « humaine », au sens où sans perdre ton franc parler et ta grande gueule (que j’adore), tu comprends aussi sans doute mieux les compromissions auxquelles on est parfois soumis. Bon, j’arrête de jacasser, j’ai des textes qui m’attendent !
    Bise au monstre et merci pour cet article de confession très touchant.

    • 11 mars 2020
      Reply

      Voilà, je ne sais pas si c’est le métier ou la nature même du freelancing, mais c’est très compliqué de ne pas imbriquer les deux.
      Et je ne parle même pas de l’écriture où là, tu laisses toujours des bouts de toi.

      Le persona n’est pas radicalement éloigné. Juste que je ne suis pas juste quelqu’un qui gueule et qui trouve que tout est drôle et facile, qui vit en décalé et en marge comme s’il n’y avait plus de lendemains. J’en avais assez de ne pas pouvoir dire simplement : je me recouche, il dort, j’en profite. Assumer que parfois, j’arrivais juste pas à suivre.

      Je vois ce que tu veux dire sur le fait d’être collé au pc, je vais à la salle notamment pour ça, et après, le gnome est grand demandeur de grand air, donc ça nous force à nous sortir de la grotte un peu. J’espère seulement que je vais pouvoir m’y recoller assez pour terminer ne serait-ce qu’ALM, ou l’Autopsie de Salton.

      tu comprends aussi sans doute mieux les compromissions auxquelles on est parfois soumis.

      Oui, c’est exactement ça. Ca ne va peut-être pas changer grand chose dans ma comm’, puisque j’avais déjà plus d’eau dans mon vin, mais je comprends effectivement beaucoup mieux beaucoup de choses, et ça m’a remis certains profils et obligations dans d’autres perspectives.

      Merci encore pour ton commentaire !

  12. Emma
    11 mars 2020
    Reply

    PPS : Sur le blocage écriture… ma mère peintre a arrêté de peindre à ma naissance. J’ai arrêté d’écrire à la naissance de mon fils puis repris car il n’aimait pas lire (j’écrivais donc des histoires dans lesquelles il était le héro, seules histoires qu’il acceptait de lire) puis, une fois qu’il a grandi, l’écriture est repartie. Enfermée dans une boite, elle a poussé le couvercle comme un poussin qui casse son œuf et paf, piou, piou, piou ! Mon explication, qui vaut ce qu’elle vaut, est qu’on ne peut pas, même en étant multipotentiels, être créatifs dans tous les domaines, et quand il y en a un qui bouffe tout car très énergivore, ça fait vases communicants, l’autre est vidé… Il doit progressivement se re remplir pour pouvoir à nouveau fonctionner.
    Parce que oui, devenir parent, ça demande beaucoup de créativité en fait, et d’adaptation, et de stress… ça demande de créer de nouvelles connexions neuronales, et c’est créativitéphobe.

    • 11 mars 2020
      Reply

      Mais tu sais que j’ai eu plusieurs retours comme ça pendant ma grossesse notamment ? Un BDiste que je suis s’est arrêté pendant toute la grossesse de sa femme avant d’avoir l’idée de sa première BD le jour de la naissance de sa fille. Tout le monde raconte la même chose, surtout les mères qui semblent dire qu’on ne peut pas « tout créer en même temps ». Et pourtant, je pensais profiter de la période pour avancer, tiens…

      Pareil sur les Jeux vidéo, d’ailleurs, j’ai mis beaucoup de temps à m’y remettre.

      Je pense que t’as totalement raison sur ton analyse, on sous-estime trop ce que ça demande de faire. C’est devenu ultra banal, alors qu’en réalité, c’est purement extraordinaire : ça sort de TON ordinaire, d’un coup, et ça ne t’explique même pas comment faire.

  13. Manon
    11 mars 2020
    Reply

    (Pardon, je commence par parler de moi) Je suis quelqu’un qui a tendance à tout faire sous un pseudonyme et à n’en parler à personne de « peur » qu’on me dise que c’est bien juste parce qu’on ne connait. Quand mes parents ont appris que je dessinais et voulaient voir, je me suis sentie obligée de leur montrer et de recevoir leur « oh mais c’est joli ». Je n’avais pas DU TOUT l’impression de les mériter et je reste persuadée que si ça avait été quelqu’un d’autre, ils auraient fait « mouais, c’est banal, pas moche mais banal ». (Après, je suis une éternelle insatisfaite qui a beaucoup de mal à accorder de la valeur à ce que je fais mais c’est une autre histoire.) Donc sans avoir la prétention de te comprendre, je pense que ton sentiment ne m’est pas tout à fait étranger.
    Et ce que je voulais dire c’est qu’avant que David ne t’annonce dans le programme dela formation, je n’avais jamais entendu parler de toi. Donc j’ai été voir ce que tu faisais. J’ai découvert tes articles sur la RW mais aussi tes écrits d’auteure. Et ça m’a plu. Pas parce que tu étais Camille Gillet, je connaissais pas ton nom, mais juste parce que ce que tu écris est humain. On voit tellement de robots (et j’ai souvent peur d’en faire partie!!!!) que tomber sur des écrits qui semblent vivants, ça fait du bien. Lire ce que tu écris, ça fait du bien. J’ai enregistré les liens dans mes favoris et de temps à autre, je vais lire quelques pages.
    Bref, ce que soit Camille, Camille Gillet, la maman, la rédactrice, l’auteure ou tout autre facette, je te souhaite de trouver l’équilibre entre tout ce petit monde !

    • 11 mars 2020
      Reply

      Mais tu as totalement le droit de commencer par parler de toi, il n’y a aucune obligation ou règle !

      Je vois ce que tu veux dire sur les commentaires des proches (même si j’ai la chance d’être suivie par quelqu’un de très lucide sur mon boulot d’auteure, et qui n’hésite jamais à me faire refaire une scène si elle n’est pas top – ou à refaire une conclusion d’article, parce que je me foire souvent), et j’espère que ça ne te bride pas pour ton exercice.

      Il ne faut pas avoir peur d’être un robot, on n’est parfois pas à 100% incarnée, c’est comme ça, c’est pas grave. Et puis, il ne faut pas que les craintes empêchent de faire non plus, j’espère que tu trouves ton équilibre également de ton côté.

      Merci pour ton message et pour ta lecture de mon travail, ça me touche de savoir que tu as eu cette curiosité, merci !

  14. Manon
    13 mars 2020
    Reply

    Je suis toujours émerveillée de la bienveillance et de la pertinence de tes réponses ! Je ne sais pas exactement pourquoi, mais ton article est resté dans un coin de ma tête. Spécialement la partie sur l’écriture créative.
    Je me suis demandé si à l’époque, tu avais suivi @3emeDroite sur Twitter ? Le principe était d’écrire une histoire comme si c’était quelqu’un qui racontait sur twitter ce qu’il vivait. Avec la limite de caractères et tout. Ça force à faire petits bouts par petits bouts et envisager chaque « tweet » comme une unité. L’histoire avait eu son petit succès. Peut-être que ce serait un format à tester pour toi qui est souvent interrompue ? Je me doute bien que c’est pas aussi simple que ça de s’y remettre, mais c’est une idée qui m’est venue, alors je partage 🙂

    • 13 mars 2020
      Reply

      C’est une excellente idée !! Je connais un peu 3èmeDroite (même si je n’ai pas terminé son histoire, d’ailleurs), et sans dire que ça a un grand rapport, ça m’avait notamment inspirée pour les LinkeFictions (sur Linkedin : https://www.linkedin.com/feed/hashtag/?keywords=linkefiction ) que je m’amuse de temps à autres à faire.

      Mais même ça je ne prends plus de temps. Mais ça devrait revenir, parce que le gnome semble petit à petit se caler (?!?) et moins se réveiller le soir/nuit, si ça se trouve… D’ailleurs, en ce moment j’en profite pour jouer simplement aux JV.

      Merci pour l’idée, encore !

      • Manon
        14 mars 2020
        Reply

        L’histoire de 3eme droite en elle-même était un peu décevante ai-je trouvé, (même si éditée en format papier depuis) mais le format était intéressant. J’avais effectivement lu ta dernière LinkeFiction en date (et je viens d’en profiter pour lire les autres), et j’aime beaucoup l’aspect « nouvelle ulta condensée ». Y’a tout y compris une bonne chute et ça tient en quelques paragraphes, c’est super fun à lire ! Vive Starticool ! 😉

        Oh, est-ce que je viens de lire « JV » ? Ah la la, je suis tombée dedans quand j’étais petite (enfin, c’est mon grand frère qui m’a jetée dedans pour être plus précise). Tu es plutôt quel genre ? (Si tu as un genre) Depuis que j’ai découvert les jeux indés (avec Journey, mon éternel coup de cœur), je suis fascinée par tous ces JV qui sortent un peu des sentiers battus. Mais ça m’empêche pas d’avoir la collection complète des Assassin’s Creed, par exemple ! Bon, je me calme direct sinon je vais pondre un catalogue IKEA mettant en scène moi et mes jeux et je pense qu’on a les deux mieux à faire !
        Bonnes parties !

        • 14 mars 2020
          Reply

          C’est hyper dur à chaque fois de tenir en si peu. Et encore, LinkedIn autorise beaucoup plus de caractères que Twitter, je n’ai pas trop à me plaindre.

          Je suis globalement plutôt RPG, mais c’est un genre où il faut du temps… autant dire que c’est pas trop ça en ce moment. Je me suis mise à Hearthstone en casu, et puis là je stream sur un vieil RPG de 95 quand le petit dort, parce que ma frangine voulait me voir y jouer. Alors, j’ai monté une chaîne Twitch pour elle x’D
          Les ACs, j’ai complètement lâché après celui sur la Révolution. J’adorais la licence, mais l’histoire dans le monde réel m’a gavée, j’ai trouvé qu’ils étaient passé à côté des promesses des premiers (déjà, leur délire 2012 me gonflait), et la mécanique du jeu est ultra répétitive. Au final, on joue surtout pour les paysages et puis l’aspect pseudo historique… mais c’est parti en sucette je trouve, justement. Du coup, je ne les regarde même plus en « films » (je sais pas si tu le sais, mais des chaînes permettent de suivre les jeux montés comme des films grâce aux cinématiques, etc. C’est génial pour certains)

          • Manon
            17 mars 2020

            Ah clairement, AC c’est plus ce que c’était et je les ai tous acheté d’occasion pour le plaisir de râler dessus. Je trouve qu’il y a eu un retour en arrière très décevant. L’IA est devenue tellement stupide que ça en gâche tout le plaisir. Avant t’avais un petit stress quand des gardes te repéraient, ils allaient piquer les meules de foin pour voir si t’étais dedans… maintenant tu peux danser la macarena devant, eux, leur jauge de méfiance va gentiment augmenter et si vraiment tu cherches la confrontation, ils seront mort en deux coups d’épée… Sans compter que depuis celui en Égypte, ils ont pris un tournant très RPG. (Tu trouves des tonnes d’armes selon ton niveau et tu peux les cafter, t’as un un arbre de compétences tout ça) C’est pas foncièrement désagréable, mais t’as plus trop l’impression de jouer à AC. C’est ce qui me déçoit dans les grosses licences modernes : l’impression que tout est interchangeable. Lara Croft, c’est devenu une assassine, AC on se croirait dans Dragon Age… ça manque de personnalité tout ça… Bref, je me réfugie plus volontiers dans les jeux indés ou retro !
            Oh, faut que je regarde cette histoire de « films », ça a l’air intéressant ! Surtout que l’histoire est quand même centrale pour moi dans un jeu. Merci pour l’info !

          • 17 mars 2020

            Je ne veux même pas parler de Tomb Raider… T’as plus de tombes, t’as que du gémissement / survie à la unchartead (ce qui est drôle vu que bon… bref.). Je suis une grosse fan de la licence TBR depuis ses débuts, j’ai pété un câble dans Tomb Raider (le reboot), après, j’ai laissé tomber. Je n’ai même pas voulu voir le film, même en streaming ^^’ (Oui, je suis très très « colère »). C’était pas compliqué d’embaucher Rhona Mitra pour ça, maintenant qu’elle est officiellement actrice, merde !

            Pour les films, la chaîne YT qui fait ça le mieux c’est Instant Gaming. J’ai redécouvert le lore de StarCraft grâce à eux… Et les Batman Telltale que je n’avais pu faire… (Ou l’avant-dernier Hitman aussi, putain d’Adèle !!)

  15. Delphine Perrot
    14 mars 2020
    Reply

    Salut Camille,

    Je t’aime, pas d’amour hein, mais j’aime la personne que tu es et celle que tu vas devenir. Oui, la maternité remet beaucoup de choses à sa place, il faut du temps pour qu’on prenne vraiment conscience de ça et réussir à mettre le doigt dessus. On se lève un matin et d’un seul coup, ça nous saute aux yeux et on se dit putain je suis passée à côté de l’essentiel. Mais de toute façon, on aurait pas pu le faire avant. On peut s’interroger sur soi-même, c’est important pour avancer, mais tant qu’on n’a pas eu cet électrochoc, celui qui nous modifie profondément, on ne fait que des petits pas. Des coups de gueule, tu en auras encore, parce que ça fait un bien fou, mais tu choisiras tes combats, c’est usant et on ne peut pas être sur tous les fronts. Et se livrer un peu, ne fera pas de toi une personne non-professionnelle ou faible, mais juste quelqu’un d’humain, avec ses qualités et ses défauts. On donne une part de sa vie et on reçoit une part de la vie de l’autre, une vraie mine d’or. Alors je dis adieu Camille Gillet, qui sera toujours un peu présente puisqu’elle fait partie de toi et bonjour Camille !

    • 14 mars 2020
      Reply

      Salut Delphine,

      Je n’ai rien de plus à dire à ton commentaire, merci 🙂

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