En fait, cet article vient de mon propre questionnement sur le sujet. Souvent on voit ou on entend ces deux termes utilisés de manière presque interchangeable dans des articles SEO, des tutos, des conversations… J’ai parfois l’impression qu’aucune distinction n’est faite entre les deux.

Alors abus de langage de ceux qui l’utilisent, ou simple rebranding de Laurent Bourrelly ? Pour y répondre, nous allons décortiquer un peu le silo et le cocon.

Disclaimer 1 : Le but de cet article est d’autopsier le cocon sémantique et le siloing pour mieux les comparer et comprendre leurs similitudes et leurs différences. Je vais donc parfois entrer dans les détails tout en partant du principe que vous connaissez l’un et l’autre. Cet article n’a pas pour vocation d’être un tuto ! D’autres référenceurs ou agences ont déjà fait cette démarche et vous expliqueront tout ceci mieux que moi.

Disclaimer  2 : Je tiens également à préciser que je n’ai pas (encore) suivi la formation cocon sémantique de la Rockstar du SEO. Pour l’instant !
Donc ce que je vais dire ici dans cet article est soumis à caution, et se base essentiellement sur mon interprétation et mes tests personnels. Toute protestation est, bien entendu, la bienvenue.

Disclaimer  3 : Je tiens enfin à remercier Camille pour m’avoir fait cette superbe image à la une.

Le constat commun

Un site va souvent (toujours ?) parler de plusieurs sujets, plusieurs produits, plusieurs thématiques, généralement segmentés en catégories et sous-catégories. Cette hiérarchisation de l’information est faite pour en faciliter l’accès à l’internaute.

Exemple : Je suis sur un site e-commerce, je comprends que si je cherche à acheter un jean, je vais dans la catégorie pantalons, sous-catégorie jean et je trouve mon bonheur. Navigation à facettes et tri personnalisable pour choisir la marque, le prix … Et si, sur ma page produit « jean denim levis » on me propose un t-shirt pour aller avec, si ça m’intéresse, je prends. Si ça ne m’intéresse pas, j’ignore.

Le problème étant que les moteurs eux, n’ignorent rien et que les architectures des sites ne sont pas toujours optimisées : Navigation à facettes, méga-menu, articles associés … Si le jean et le t-shirt sont liés, comment le moteur peut savoir si la page doit être pertinente sur jean ou sur t-shirt ? Si les jeans Levis et Diesel sont liés, comment savoir si ma page doit être pertinente sur l’un ou l’autre ?

De ce constat est né l’idée de cloisonner / d’étanchéifier les thématiques en silos ou en cocons. Bon, ça c’était sur l’aspect théorique et sur comment on en est arrivés là. Maintenant entrons davantage dans le vif du sujet.

Définition : Il y a en ce moment pas mal de débats sur ce qu’est un mot clef. Pour clarifier les choses, sachez que quand je parlerai de « mot clef » dans cet article, il s’agira d’une part de la requête visée par une page donnée, et par extension, du terme sur lequel cette même page sera optimisée (title, hn, contenus, contexte… tout ça).
Et quand je parle d’ensemble ou de liste de mots clefs, il s’agira de la liste de requêtes pour laquelle vous voulez remonter avec à chaque fois, une page associée.

Cocon Sémantique vs Siloing

 


 

Le siloing

Point de départ

SiloingLes mots clefs. Le silo part du principe que chaque mot clef doit entrer dans une thématique particulière, décidée plus ou moins arbitrairement. Vous allez donc segmenter vos mots clefs en fonction de ces thématiques et de ces thématiques découleront les silos. Un silo par thématique. Jusque-là rien de bien sorcier.

Structure hiérarchique

Une fois les mots clefs segmentés en thématiques, il faut ensuite décider quel mot clef sera le mot clef cible du silo (autrement dit le mot clef principal de la page cible), lesquels seront les mots clefs longue traîne, et lesquels seront intermédiaires. Ce classement est généralement effectué en fonction des volumes de recherche.

Une fois cette sous-segmentation effectuée, sachant que le silo comprend 3 types de pages, il reste plus qu’à mettre les bons mots clefs dans les bonnes cases.

  • Page [cible, catégorie, n1] : Mot clef concurrentiel, expression visée principalement par le silo
  • Page [mixte, sous-catégorie, n2] : Mots clefs intermédiaire
  • Page [complémentaire, produit, article, n3] : Mots clefs longue traîne
Un exemple de silo

Un exemple de siloing très simple

Le mot clef cible se trouve dans la page de plus haut niveau (N1), les mots clefs intermédiaires dans les pages de niveau intermédiaires (N2) et les mots clefs longue traîne dans des pages de bas niveau (N3). On multiplie l’opération pour chaque thématique et de là en découlera une arborescence (ou architecture) globale.

Taille

Au niveau de la taille d’un silo, on a souvent autant de niveaux que de type de pages. C’est-à-dire 3. Au-delà, on augmente le risque que le googlebot ne passe jamais sur certaines pages de niveaux profonds.

Maillage

La seule vraie règle d’un silo : une hiérarchie de pages, thématiquement reliées et thématiquement étanches.

A partir de là, l’idée c’est de lier « correctement » les pages du silo entre elles, tout en gardant à l’esprit l’idée qu’une certaine étanchéité thématique est requise (on reviendra sur cette notion d’étanchéité plus bas). J’ai mis « correctement » entre guillemets, car il n’existe pas une seule façon de mailler un silo. Les tutos fourmillent sur le net, et, force est de constater que l’on voit un peu de tout.

La seule condition qui se dégage véritablement, c’est le fait de lier les niveaux des silos entre eux. On relie donc toute page du silo à ses enfants, et son parent, à la façon d’un arbre généalogique, jusqu’à descendre au fond du silo.

… Et point barre ! C’est là la seule vraie règle d’un silo : une hiérarchie de pages, thématiquement reliées et thématiquement étanches, liées entre elles de parent à enfant, et d’enfant à parent. En dehors de cela, tout le reste n’est qu’adaptation personnelle.

Aucune tendance absolue ne se dégage concernant le maillage des pages de même niveau les unes entre les autres. A ce niveau, je crois avoir vu un peu tout et son contraire, chacun revendiquant l’appellation de silo. Alors soit… :

  • Certains relient chaque page à ses sœurs, parfois pas
  • D’autres font des liens petits-enfants vers grands-parents, parfois pas.
  • Et parfois, des liens sont effectués au cas par cas vers des pages sémantiquement proches dans le même silo.
Siloing exemples

D’autres exemples de silos tout à fait acceptables.

Étanchéité

Silo et étanchéité

Un silo pas très étanche…

Pour faire de bons silos, il faut traiter chaque silo comme étant un site à part entière. Il doit bien mailler ses propres pages, et éviter de mailler à tout-va les autres silos. Il ne vous viendrait pas à l’esprit de mettre systématiquement un lien vers un autre site sur la totalité de vos pages. Pour les silos et le principe d’étanchéité, c’est pareil.

Ce principe d’étanchéité requiert de ne pas faire de liens vers des pages d’autres silos. Et si jamais un lien de ce type est nécessaire, il doit être fait vers la page cible du silo voisin.

Hormis ce grand principe d’étanchéité, dans les faits, on est encore une fois très libres, chacun faisant un peu à sa sauce.

Concernant les liens « parasites » (menus, footers, fil d’Ariane…), il y a plusieurs écoles :

  • D’un côté les fous de l’étanchéité qui vont brouiller les liens du menu, passer le menu sous le contenu pour le remonter ensuite en css, utiliser des ancres d’url (#id), voire carrément supprimer tout menu de navigation, les fils d’Ariane, les liens footer…
  • De l’autre il y a ceux qui font confiance aveuglément à Google pour comprendre la nature d’un lien et ignorer les éléments parasites tels que le menu, le footer, le fil d’Ariane…
  • Et il y a tous ceux qui se situent un peu entre ces deux extrêmes.

Contextualisation

Contextualiser un lien, c’est faire en sorte qu’un lien soit entouré d’un contexte sémantique.

Exemple : Pour en revenir à notre exemple d’e-commerce vu en introduction, si j’ai une page qui parle de toutes sortes de Jeans (appelons-la page N) et que je fais un lien vers une page qui ne contient que des Jeans Caporal (appelons-la page N-1), pour contextualiser un lien N → N-1, je dois positionner ce lien dans un texte parlant de la marque Caporal, par exemple.

Un dessin valant mieux qu’on long discours, la contextualisation c’est tout simplement ça :

Contextualisation sémantique des liens

Comment contextualiser un lien

Pour les silos, la contextualisation des liens, encore une fois c’est un peu au petit bonheur la chance. J’ai vu des liens de silos hyper bien contextualisés. D’autres assez mal, voire pas du tout. Et là encore ça s’appelait un « silo ». Les liens peuvent être faits à peu près n’importe où, ou n’importe comment, du moment qu’ils sont présents, on considère que cela reste un silo valable.

La contextualisation des liens est donc un plus, mais pas une condition requise pour un silo.

Contenu

Là, pas de règle précise au niveau des contenus. On s’occupe souvent de faire un texte qui soit optimisé pour le mot clef visé. Point.

A noter : J’ai pu constater que pas mal de silos se contentaient de scrapper les Google Suggest à partir du mot clef cible du silo pour constituer le n2, et de répéter l’opération avec les n2 pour constituer les n3. C’est un peu (beaucoup) bourrin, crade. Est-ce que ça marche de cette manière ? Je n’en sais rien, mais je sais d’emblée que, sémantiquement et thématiquement (pour faire plaisir à Christian Méline), on risque fort d’être au ras des pâquerettes et, à titre personnel, ce n’est pas vraiment ce qui m’intéresse.

Adapté à…

A peu près tous les types de sites peuvent profiter d’une stratégie de siloing. Les e-commerces, étant donné leur architecture de base – très adaptée au siloing – ont un net avantage à l’utiliser par rapport aux autres types de sites.

Ma conclusion

Le siloing tient plus, à mon sens, d’un grand principe que d’une technique à proprement parler. Cela en serait une, s’il y avait véritablement des grandes règles pour la régir. C’est avant tout un principe général de hiérarchisation et de maillage interne que chacun adapte à sa sauce. Il doit exister à peu près autant de types de silos, qu’il existe de référenceurs.

Si je devais néanmoins fournir en résumé une définition qui caractérise l’ensemble des silos, ce serait celle-là :

Le siloing est un principe de structuration de l’information au sein d’un site Web. Cette structure implique le découpage et le cloisonnement des contenus du site en thématiques fixées arbitrairement.

Chaque thématique est ensuite hiérarchisée en niveaux, dans l’ordre croissant de précision sur un sujet de la thématique : Plus un contenu sera positionné dans un niveau hiérarchiquement bas, plus son contenu abordera un aspect spécifique de la thématique qu’il recouvre.

Les différents niveaux d’un même silo sont alors reliés de parent à enfant, par des liens hypertexte. Par respect d’étanchéité, les différents silos ne sont pas, ou peu, reliés les uns aux autres.

 


Le cocon sémantique

Le point de départ

Cocon sémantiqueLa première différence – qui est pour moi fondamentale – entre le cocon et le silo se situe ici. Le point de départ du cocon sémantique n’est pas le mot clef. Ce dernier arrive tout de suite après, mais il n’est pas à l’origine de tout. Le point de départ c’est le visiteur, l’internaute, votre cible !

Contrairement au silo qui vous fait cloisonner votre site en fonction de thématiques qui vous sont dictées par vos mots clefs, le cocon sémantique propose une approche différente en se positionnant du côté de l’internaute. On part d’emblée du principe que l’internaute n’est pas tombé sur notre site par hasard. Ou du moins qu’il ne devrait plus tomber dessus par hasard. On parle de buyer persona, d’intention, avant de parler de mots clefs, et ça, ça change pas mal la donne.

Le point de départ du cocon c’est le visiteur !

La compartimentation par thématiques de mots clefs arrive juste ensuite.

Exemple : Illustrons cela. Prenons un site proposant des produits (vêtements, chaussures, accessoires, poussettes…) allant de la grossesse à l’enfance, en passant par la naissance. Une façon bourrine et/ou niaise, de hiérarchiser le site pourrait être par type de produit : Une thématique « vêtements », une thématique « chaussures » …

Maintenant, en se plaçant du côté de l’utilisateur, on analyse brièvement la cible et on se rend compte qu’il s’agit d’une mère, d’un père, d’un grand parent… Et qu’elle vient pour choisir un produit adapté à un enfant en particulier, qui se trouve à un stade particulier (en gestation, nouveau-né, bébé, petit enfant, enfant, pré-ado…).

Une meilleure façon de faire, en pensant « buyer persona » et en tentant de répondre au besoin de la cible, serait donc de proposer des thématiques par tranches d’âge, plutôt que par type de produit.

L’exemple est simpliste, mais on voit encore souvent ce genre d’erreurs de parcours.

Structure hiérarchique

Des pages [cibles, catégories, n1], des pages [mixtes, sous-catégories, n2] et des pages [complémentaires, produits, articles, n3] :

Page [cible, catégorie, n1] Page [mixte, sous-catégorie, n2] Page [complémentaire, produit, article, n3]
Doit se positionner

Se fait pousser par les niveaux inférieurs

 

Fait effet de soupape

Pousse le niveau supérieur

Se fait pousser par les niveaux inférieurs

Lie les pages de même niveau

Pousse la page de niveau supérieur

Lie les pages de même niveau

 

Constat : Le cocon sémantique est hiérarchiquement structuré de la même manière qu’un silo.

* Mindfuck *

* Mindfuck *

Mais dans un cocon, les pages ne doivent pas seulement être de même thématique pour faire partie du même cocon, ou pour obtenir une relation parent-enfant. Elles doivent également être sémantiquement proches aux niveaux des contenus. Je reviendrai plus bas sur cette distinction entre thématique et sémantique.

Taille

Evidemment, si les niveaux vont au-delà de 3, il faut rajouter d’autres niveaux de pages mixtes. Bien que, là encore, il soit peu recommandé de creuser trop profondément dans les niveaux hiérarchiques.

Maillage

Contrairement au silo, pour lequel on lit à peu près tout sur la façon de le linker efficacement, pour le cocon sémantique, Laurent Bourrelly a défini sa propre façon de le linker. Bien entendu, comme toute technique, il convient à chacun de l’adapter et de tester différentes choses. Mais à la base, le linking recommandé pour un cocon est celui-ci :

Page [cible, catégorie, n1] :

  • Liens sémantiquement contextualisés vers les pages [mixtes, sous-catégories, n2]

Page [mixte, sous-catégorie, n2]:

  • Lien sémantiquement contextualisé vers la page [cible, catégorie, n1] en haut de page
  • Liens sémantiquement contextualisés vers les pages [complémentaires, produit, articles, n3]
  • Liens automatisables vers les autres pages [mixtes, sous-catégories, n2]:

Page [complémentaire, produit, article, n3]:

  • Lien sémantiquement contextualisé vers la page [mixte, sous-catégorie, n2] en haut de page
  • Liens automatisables vers les autres pages [complémentaires, produits, articles, n3]

Ce qui une fois schématisé nous donne ceci :

cocon sémantique

La structure schématisée d’un cocon sémantique

Constat 2 : Le cocon sémantique est maillé de la même manière qu’un silo.

* Mindfuck *

* Mindfuck *

« Wait… C’est exactement le même schéma que l’un des exemples de silos vus plus haut sauf que tu as juste changé les couleurs »

Pas tout à fait. Certes, on peut constater qu’en termes de maillage, on est encore très proches d’un silo. Mais Laurent ne s’est jamais caché d’avoir repris la structure et le maillage du siloing. Cependant comme tu peux le voir cher ami, j’ai rajouté une légende. On parle ici de liens contextualisés

Contextualisation

C’est l’un des plus gros points forts du cocon et la deuxième grande différence avec le silo : le maillage est sémantiquement contextualisé. C’est une condition sine qua non pour un cocon sémantique.

Par opposition, les liens automatisables sont des liens qui peuvent être générés automatiquement, sous forme de liste par exemple. En sidebar, en fin de page… Ces liens n’ont pas besoin d’être contextualisés. Ils doivent juste se situer après les liens contextualisés (après au niveau du code source), car moins importants.

Contenu

La troisième différence avec le siloing est sûrement la plus importante. C’est d’ailleurs cette différence qui valide le terme de « sémantique » dans le nommage du cocon : Contrairement au siloing où chacun fait son contenu comme bon lui chante, le cocon lui, définit clairement la notion et l’importance de continuité sémantique entre les contenus.

« Non mais attends… Tu disais justement que tous les textes d’un même silo faisaient partie d’une même thématique ! »

Tu n’es pas très attentif !

La différence entre sémantique et thématique : La sémantique est une question de linguistique. La thématique est une question de classement arbitraire. Deux termes sémantiquement proches peuvent être de thématiques différentes. Deux termes de thématiques identiques peuvent être sémantiquement différents.

Exemple : Les mots balle et ballon sont sémantiquement proches. Ils peuvent même entrer dans la même thématique si on décide arbitrairement que la thématique est le sport. Si la thématique est le chauffage (ballon d’eau chaude), ou si la thématique devient celle des armes à feu (balle) les deux termes deviennent de thématiques complètement différentes.

Maintenant, il faut savoir que le même principe que l’on vient de voir à l’échelle d’un mot peut s’appliquer à des échelles beaucoup plus grandes. L’échelle d’une phrase, d’un texte, d’un corpus…

Pour aller plus loin, je vous conseille cet excellent billet de Christian Méline (suivi immédiatement d’un Doliprane… Voire deux).

Revenons-en au cocon maintenant : Le cocon établit qu’une page parent devra toujours avoir une certaine continuité sémantique (et non pas seulement thématique) avec ses pages enfants.

Voilà pourquoi il est important de passer du temps sur la création de la structure d’un cocon et l’établissement des thématiques qui seront évoquées : Pour bien définir la continuité sémantique entre les pages apparentées d’un même cocon.

Adapté à…

A peu près tout type de site, surtout si vous cherchez à taper dans de la requête concurrentielle. Bien entendu, plus un site aura un volume important de pages, plus l’intérêt sera grand.

Les résultats

Les résultats sont là : « La vérité est à l’écran » Clairement. Essayez et vous verrez.

Mais si vous voulez du concret, Laurent a justement mis en place et à disposition un petit cocon ici : http://www.laurentbourrelly.com/guide/

Les résultats justement ?

  • 1er sur « guide référencement »
  • 3ème sur « guide référenceur »
  • 5ème sur « guide seo »

Le tout pour seulement 3 domaines référents et une vingtaine de backlinks. Qui dit mieux ? Et là je ne prends que la page cible qui est censée se positionner sur une requête concurrentielle, mais les pages mixtes aussi se positionnent. Oui, il y a d’autres facteurs à prendre en compte, comme la notoriété du domaine et le jus reçu depuis d’autres pages de son site. Mais les résultats sont quand même intéressants.

Un autre exemple :

Voici respectivement les courbes de positionnement et de trafic d’un site sur lequel un cocon a été implémenté. Merci à Christian Méline qui a bien voulu me fournir ces graphiques. Bien entendu, il ne s’agit que d’un exemple et tous les sites ne réagissent pas forcément aussi bien ou aussi vite.

Quelques infos :

  • Taille du cocon : 40 pages
  • Cocon accompagné de meta mots
  • Date de début d’intervention : Il y a 15 mois
  • Actions de netlinking : Aucune

Légende :

  1. Optimisations diverses
  2. Google Quality Update
  3. Intervention de Christian et début de travail sur les meta mots
  4. Intégration du cocon accompagné des meta mots
Evolution Mots Clefs 15 mois

L’évolution du nombre de mots clefs positionnés sur 15 mois

Evolution du trafic sur 15 mois

L’évolution du trafic sur 15 mois

Bien sûr dans nos métiers, il y a rarement de preuve absolue. La seule preuve qui vous convaincra à coup sûr, il n’y a que vous qui puissiez la fournir : Il faut vous lancer, essayer, constater.

Ma conclusion

Le cocon sémantique reprend des éléments fondateurs du siloing, comme la structure ou le maillage. Et à ce titre, pour moi, le cocon est un type de silo. Mais un type bien particulier avec un vrai cahier des charges précis (qui peut s’adapter bien entendu). De ce fait et contrairement au siloing, le cocon sémantique n’est pas qu’un principe. C’est une véritable technique.

Ne peut se revendiquer cocon sémantique qui veut !

D’autre part, et contrairement au siloing, le cocon sémantique :

  • replace l’internaute en début de chaîne
  • contextualise les liens dans le cocon
  • apporte bien plus d’importance aux contenus et à leur continuité sémantique.

Pour enfoncer le clou, si je devais fournir une définition qui caractérise l’ensemble des cocons, ce serait celle-là :

Le cocon sémantique est une technique de structuration de l’information au sein d’un site Web. Cette structure implique le découpage et le cloisonnement des contenus du site en thématiques fixées en fonction des besoins de l’internaute.

Chaque thématique est ensuite hiérarchisée en niveaux, dans l’ordre croissant de précision sur un sujet de la thématique : Plus un contenu sera positionné dans un niveau hiérarchiquement bas, plus son contenu abordera un aspect spécifique de la thématique qu’il recouvre.
La hiérarchisation des contenus tient également compte de la continuité sémantique d’une page parent à une page enfant.

Les différents niveaux d’un même silo sont alors reliés de parent à enfant par des liens hypertexte contextualisés. Par respect d’étanchéité, les différents cocons ne sont pas, ou peu, reliés les uns aux autres.

Le mot de la fin

Les cocons sont, pour moi, une sous-espèce des silos. C’est sans doute pour cela que l’abus de langage est aussi facile.

En revanche, le cocon est également pour moi une véritable appropriation par Laurent Bourrelly du principe de siloing. Il y a une différence claire, une vraie recherche aux niveaux marketing, technicité et sémantique. Bien sûr qu’il a marketé et packagé son produit. Mais il n’a pas juste copié collé le siloing en se contentant d’y accoler un nom un peu franchouillard pour nous faire avaler la pilule.

Si je devais faire un parallèle, je dirais que l’humain est un mammifère car respectant toutes les caractéristiques de cette classe. L’humain a, en revanche, des caractéristiques qu’aucun autre mammifère ne possède. L’humain n’est ni un kangourou, ni un hamster.

L’humain est-il un rebranding des mammifères pour autant ? Je ne crois pas.

Ca vous a plu ? Voici d'autres billets de la catégorie SEO