Je suis Rédactrice Web, pas Pute !

Non, ceci n’est pas un titre putaclic. Ceci est la première pensée que j’ai eue en échouant sur un site promettant que « tout serait à 5€ ». Vous connaissez ces magasins aux prix uniques ? Ces trucs fourrés de bibelots toxiques Made in China ? Eh bien, on a trouvé sa version numérique ! Aujourd’hui, les enfants, permettez-moi de vous présenter la « Foir’Fouille du Web », j’ai nommé 5euros.com, le Fiverr français !

Microservices, maxi foutage de gueules

En réalité, le title de la page d’accueil n’est pas exactement celui-ci… Mais permettez tout de même que je le corrige par souci d’honnêteté. Alors « 5€.com » c’est quoi, Hmm ? Une plate-forme qui propose de regrouper un ensemble de prestations de tous genres, toutes à 5€…

Ainsi donc, n’importe quel quidam ayant une adresse mail peut vendre ses services (oui, n’importe qui qui n’est pas professionnel) sur le site. De quels services parlons-nous ? Un coup d’œil au menu nous informe bien vite de l’intention première de la plate-forme : pomper comme un Shadock les métiers du Web.  Graphisme, Marketing et Rédaction sont en tête de liste de ces prestations, bien mises en avant. Impossible de ne pas comprendre le but de cet endroit : faire la nique à tout le monde.

Si, effectivement, la possibilité de mise en place d’options aurait de quoi rassurer les pros en quête de nouveaux « trottoirs », mes pérégrinations vous certifient que le nivellement pas le bas est de rigueur.

Ici, c’est le Bois de Boulogne, pas « Chez Zahia »…

Pêle-mêle, on retrouve :

  • Des logos d’entreprise
  • Des articles rédigés par d’anciens journalistes (lol ?)
  • Du SEO… (Où les options sont nombreuses)
  • Une illustration
  • Une migration de WP en ecommerce
  • Encore un article SEO de 500 à 600 mots (de qualité dit le vendeur)

 

Amis Graphiste, Rédacteur, Développeur et SEO, s’il vous plaît, respirez un bon coup. Mourir de rire n’est pas la solution !

De la concurrence à Madagascar

Et l’on arrive sur la partie qui me concerne. Je laisse – bien volontiers – la parole aux autres professions, sur les autres services. En revanche, et j’pense qu’on me voyait venir au vu de mon titre, j’aimerais qu’on remette les points sur les « i », les barres sur les « t », et les <strong> sur l’indignation :

MERDE ! La Rédaction Web n’est pas la putain babylonienne de l’Internet. Merci.

Sans rire… 500 à 600 mots – de qualité qu’on vous dit – pour 5€… Ça fait 1€ les 100 mots… De qualité.

Pour ceux du fond qui ne voient pas où est le problème, Texmaster (qui est une plate-forme) propose une rédaction standard à 6€/100 mots. On percute, maintenant ?

Edit : « Rédactrice du Web » a été beaucoup plus précise, et m’a très bien repris sur le vrai prix payé pour les Rédacteurs. Merci à elle, et je mets son commentaire ici, afin qu’on ne le rate pas 🙂

redactrice web tarifs textmaster

C’est-à-dire que nous, Rédacteurs Web, professionnels des mots, avons non seulement du mal à expliquer qu’on doit payer notre expertise, notre temps, notre plume. Nous avons la concurrence des plate-formes, des malgaches, et j’en passe… Mais nous avons également : les quidams et autres désespérés prêts à se prostituer pour 5€ !

Parti comme c’est les enfants, je vous signale que l’étape d’après c’est de faire payer 10 cts le caractère, ce qui correspondait (il y a dix ans) à la facturation en vigueur pour les sms !

Et si on arrêtait de se cambrer ?

Je vous le dis, avec toute la vulgarité que j’affectionne est qui est de rigueur : et si nous arrêtions « d’écarter les parenthèses », hmm ? C’est une idée que je propose, je la lance comme ça, vous êtes libres de ne pas vous respecter, après tout !

Mais, je vous le dit : mon écriture, mes services, mes compétences, ne valent et ne vaudront jamais 5€. Je préfère de loin retourner dans le salariat, à vendre des assurances téléphoniques, que d’abaisser l’art de l’écriture à du vulgaire sms d’adolescent boutonneux.

Et vous, à combien vous estimez-vous ?

Camille Écrit par :

Actuellement : Zerg de mauvais poil Evolution ultime : Mutalisk relativement polie Vend les mots comme du bétail, prostitue les idées, et maltraite son clavier. Ecrit parfois pour de vrai, quand on lui fout la paix.

76 commentaires

  1. 13 avril 2016
    Répondre

    Je comprends bien ta réaction, nous la vivons tous les jours en agence.
    Mais rassures toi, une fois livré le client voit bien qu’il en a … pour 5 euros.

    Ce type de plateforme n’est pas nouvelle, Fiverr par exemple est une vraie mine. Dans ton métier il est évident que l’on ne peut pas demander à un rédacteur la même chose pour 150 ou pour 5 euros, mais tu sais, pour un texte pourri avec des fautes et en partie copier/coller c’est le prix, surtout pour des gens qui ont un niveau de vie très bas comme à Madagascar par exemple.

    • 13 avril 2016
      Répondre

      C’est loin d’être nouveau, en effet, l’année dernière, je vivais de ça.

      En revanche, sur la qualité livrée, je ne suis pas d’accord. L’année dernière, je donnais autant (en terme de qualité) que maintenant. Payée au tarif des plate-formes. De nombreuses Rédactrices débutantes font cette expérience et croient que c’est normal. Ce n’est pas le cas. Le dire, c’est enfoncer une porte ouverte, certes, mais une porte que toute le monde cache avec un joli drap de soie.

      Il y a trop de talents qui se perdent et qui renoncent à ce métier à cause des prix, c’est dommage. La profession vaut mieux que ça, le Web aussi ^^

      Merci en tout cas de ton optimisme ^^ !

  2. 13 avril 2016
    Répondre

    Personnellement, je suis freelance en SEO et en création de sites internet. Je n’ai pas la prétention de dire que je sais écrire correctement pour le web et ne voulant pas facturer quelque chose de « moyen » ou « passable » à mes clients, je préfère sous traiter cela à un amis rédacteur web.

    Ses prix sont loin des 5€ les 500 mots… La qualité également !
    Franchement, je comprends votre « rage » mais je vous rassure… Ce genre de service n’est valable que pour des textes purement SEO sur des sites « poubelle ». Pour une entreprise ou même un site sérieux, la qualité des contenus livrés par les textbroker / textmaster n’est clairement pas suffisante, à moins de vouloir juste gagner du temps et ne faire que repasser dessus… Mais ce temps finalement correspond au prix qu’on aurait payer en passant par un vrai rédacteur web… A voir donc ! Sachant que généralement, sur les plateformes il faut donner un lien vers un article qu’on apprecie pour avoir une « reformulation ». Bref, il n’y a pas de vraie recherche et le contenu n’est qu’une copie (unique ! c’est ça le pire) d’un autre article.

    Votre métier est nécessaire et ne risque pas de disparaitre à cause de ce genre de concurrence, qui finalement n’en pas vraiment. C’est comme dire : Ferrari est un concurrent de Dacia. Ma comparaison est simple et surement mal adaptée mais l’idée est là :p

    Ce n’est pas la même cible, pas le même objectif…
    Et puis bon, faire du contenu pour faire du contenu ça ne sert à rien… C’est sa qualité qui va le valoriser.

    • 13 avril 2016
      Répondre

      Merci pour votre retour détaillé !

      Vous le dites très bien : in fine, la qualité n’est pas là, le temps se « rattrape » et le choix des économies se paie. Cependant, si tout le monde s’accorde officiellement à dire que « ce n’est pas bien » ou encore « que ce n’est pas qualitatif« , nous savons que les mots se vendent comme du poisson pas frais d’Armorique. Et je ne parle pas des plate-formes.

      Ce formatage, car tout Rédac’ commence par là (c’est une forme de dépucelage quasi-obligatoire, en quelque sorte), a tendance à marquer les esprits de mes confrères/consoeurs. Moi-même, aies-je eu tendance il y a peu à être tentée par de la Rédaction à bas coûts.

      Je paraphrase un peu ce que je disais tout à l’heure à Sylvain, mais : « Si moi, j’ai accepté de vendre ma plume, celle-ci, celle que tout le monde me connaît et porte aux nues ; si j’ai accepté de la vendre à 1€ les 100 mots, combien d’autres l’acceptent ? » Parce que oui, à une époque, on pouvait m’acheter à ce prix. Et je n’ai ni le monopole de la qualité (loin de là), ni celui de la méconnaissance des vrais tarifs. C’est pour ça que j’en parle. Je m’adresse aux « jeunes », et « moins jeunes » qui n’oseraient pas protester lorsqu’un prospect les presse de baisser leurs prix.

      C’est une thématique connue, taboue peut-être, je comprends, mais pas pour moi. Parce qu’effectivement ça me touche, mais parce qu’on sait que ce « phénomène » ne se limite certainement pas aux plate-formes. En revanche, se taire, c’est participer à la propagation du problème, à la prolifération de Rédacteurs payés au lance-pierres en France, et au dénigrement de ces compétences. Et j’aime mon métier, beaucoup trop pour laisser au marché le droit de dire qu’il ne vaut rien 🙂

      Merci encore pour votre témoignage, surtout de votre point de vue, vous qui devez régulièrement faire appel à des gens de la profession !

  3. 13 avril 2016
    Répondre

    Le problème est que dans la plupart des formations de rêve que tu achètes un bras, le mec qui te l’a arraché te dit : T’es nul en graphisme, en SEO, tu veux un blog et ne pas écrire d’article..ben va sur sur Fiver, Odesk ou 5€…
    Le gars vient de tout donner au vendeur d’illusions et ne veut et ne peut plus dépenser trop d’argent dans ces domaines.
    Alors il se retrouve avec un logo style décalcomanie Carambar, des articles « special SEO3 qui ne lui apporteront aucun trafic…

    • 13 avril 2016
      Répondre

      Tout à fait !

      C’est pour ça qu’il faut réagir et en parler. A défaut de « nettoyer le Web », car c’est impossible, ces choses sont « normales », l’on peut espérer prévenir tout le monde. Après, si les gens veulent vraiment se faire entuber… Je suis pas contre, chacun ses goûts* après tout 🙂

      *Oui, à l’origine, c’était pas « entuber ».

  4. 13 avril 2016
    Répondre

    … et je ne parle même pas de ces autres professions qui sont décrédibilisées par ce même site.
    J’ai failli avaler ma langue en détaillant la rubrique « illustration », me rendant compte que le pire dans tout ça, c’est que pour 5e il y a des gens qui proposent des services pros… la cerise sur le gâteau, étant quand même la notation « respect des délais ».
    Eh oui m’sieurs-dames, on est mal barrés, tous, avec nos vraies/fausses professions !

    • 13 avril 2016
      Répondre

      Ah ! Jahyra ! J’ai pensé à toi en plus sur l’illustration, tu vois…
      En voyant le niveau de certains, en plus, j’ai eu mal. La qualité est là. Et je sais que la profession en chie un max pour se faire payer. C’est probablement le blocage sur la clientèle « normale » qui pousse les illustrateurs à vendre à ce prix.

      Coûte que coûte, ils veulent tant vivre de leur métier (ce que je comprends) qu’ils n’en vivent plus. Merci d’être passée ^^

  5. Romaric
    13 avril 2016
    Répondre

    Camille,

    Votre coup de gueule est rafraichissant mais comme Sylvain et Josselin le souligne parfaitement, on obtient une prestation qui correspond à l’investissement de base.

    Personnellement j’ai beaucoup utilisé Textbroker pour avoir de la matière en terme de linking annuaire ou CP, du texte moyen, qui finit sa vie sur un site moyen ou il ne sera lu que par la personne en charge des validations et encore uniquement les 3 premières et 3 dernières lignes….

    J’ai essayé d’utiliser le service proposé en 5 étoiles, dont le coût reste très faible par rapport à une vraie plume avisée, mais qui est bien supérieur aux 5 euros dont vous parlez dans votre article et dès que les sujets deviennent trop spécifiques, où il faut des connaissances particulières, il n’y a finalement plus personne. On se retrouve à payer 50 euros un texte qu’il est nécessaire de corriger car les informations qu’on y trouve sont fausses ou incomplètes…. A ce tarif autant le rédiger soit même….

    Je pense au final que la plus grande problématique des novices qui se lancent dans se secteur est bien de se faire connaître ou tout simplement d’avoir une visibilité, car 1 euros les 100 mots pour vos rédactions, je regrette de ne pas vous avoir eu l’information quand vous pratiquiez ces tarifs 😉

    Donc finalement dans votre démarche, qui est tout à fait louable, de rappeler aux nouveaux arrivants qu’ils n’ont pas à se prostituer pour trouver de quoi vivre, vous devriez peut être songer à mettre en relation ces nouveaux talents avec des pros du web. Ceux qui ont des besoins spécifiques et qui n’ont pas nécessairement le budget pour payer un feuillet à 150 euros, mais qui peuvent tout de même payer plus que ces plateformes.

    • 13 avril 2016
      Répondre

      Romaric,

      Merci, et merci encore pour votre commentaire, parce que ce que vous dites, en plus d’être vrai, est loin d’être con !
      Vous mettez parfaitement le doigt sur la problématique de la visibilité et de la connaissance du milieu. Pour démarrer, je me souviens avoir tapé dans Google « Rédaction Web », et être tombée sur des plate-formes.

      Du coup, je reboucle sur votre idée : mettre en relation les « jeunes rédacteurs » avec ceux qui recherchent de belles prestations. Je vais creuser cette idée. A l’heure actuelle, j’ai peur d’avoir que trop peu de moyens pour aider davantage. Mais je trouve votre suggestion vraiment intéressante et productive !

      Merci 🙂

  6. 13 avril 2016
    Répondre

    C’est ainsi depuis quelques temps, on trouve des prix de plus en plus bas. Je cherche actuellement, depuis plusieurs semaines, des rédacteurs pour étoffer mon équipe et les tarifs, pour toutes les propositions que j’ai reçu, ne dépassent pas les 3€ les 100 mots. On parle à 3€ les 100 mots de personnes professionnelles en France et ayant une belle plume, c’est là le pire. J’ai même eu une proposition à 1,5€ les 100 mots en provenance de France et les textes sont de qualité.

    Après, je pense qu’il faut différencier quand même deux types de rédaction. Parle t-on d’écrit « de fond » ou de simples articles réécris ou sans recherche. Car là, la recherche et le travail fourni ne sont pas les mêmes. Mais, 6€ les 100 mots, ça donne 24€ l’article. Quand on sait que réécrire un texte de 400 mots va prendre 15 minutes environ, 96€ de l’heure est-il vraiment abordable ou touche t-on déjà clairement à l’expertise ou au foutage de gueule ? A t-on besoin d’expertise pour ce travail ?

    Je pense qu’il faut faire attention, il y a rédaction et rédaction, mais le jour où on me demande 24€ pour un article de 400 mots pour réécrire du texte, je vais bien rigoler personnellement… Ca va dans un sens comme dans l’autre, je pense que les tarifs doivent être étagés suivant les prestations demandées. J’ai même envie de dire que 6e les 100 mots, si c’est un véritable dossier que l’on demande, c’est pas cher.

    • 13 avril 2016
      Répondre

      Comme tu le dis, Jee, et comme le disent d’autres, il n’y a pas les mêmes qualités de service. Là-dessus, c’est acté.

      En revanche, même si l’écriture peut être mauvaise, et j’en passe, un détail semble échapper à tout le monde : écrire prend du temps. Comme n’importe quel travail, en fait. Ainsi, quelle que soit la qualité de prestation, il doit y avoir paiement du temps passé. Et, même dans le cas d’une écriture en sms (soyons fous, allons au bout), il faudrait payer le temps passé.

      Du coup, ça repose deux questions : les prix, mais aussi… La possibilité de se prétendre ou non Rédacteur. Mais là, on touche à toute problématique de profession libérale. Je pense que les Webmaster, SEO et j’en passe ont les mêmes soucis.

  7. Tout ce que tu dis est valable pour les autres catégories.
    Par ex, tu peux avoir du motion design à 5$ sur Fiverr, alors que ça coûte normalement dans les 80$ de l’heure.
    Mes préférés sont les témoignages vidéo https://www.fiverr.com/search/gigs?acmpl=1&utf8=%E2%9C%93&search_in=everywhere&source=top-bar&locale=en&en_query=&query=video+testimonial&page=1

    Dans la plupart des cas, il y en a qui ont du temps à perdre (côté acheteur et vendeur), mais cela peut être très intéressant par ailleurs.
    Pour reprendre mon exemple sur le motion design, cela m’est arrivé de valider une idée en prenant du Fiverr (normalement je prends plus cher que le prix de base), simplement pour valider une idée.
    Ensuite, je la développe via un prestataire plus pro.

    Pour le contenu, tu peux avoir une stratégie qui démarre sur le bas niveau.
    Concrètement, tu attaques une thématique ou même une requête en premier avec du contenu généré automatiquement. Si ça passe, alors tant mieux. Sinon, tu montes d’un cran et généralement c’est vers ce type de solution que tu t’orientes. Si ça passe, alors tant mieux. Sinon, tu montes encore d’un cran, etc.

    AMHA tu as tort de prendre ce type de prestation comme un éventuel concurrent. Vous ne boxez pas dans la même catégorie.

    • 13 avril 2016
      Répondre

      Oui, entièrement ! Mais je ne voulais pas « prendre l’épée » pour les autres professions, car je n’aurai pas la « force de frappe » efficace, du fait de ma non-connaissance. En revanche, J’vois la réaction de Jahyra, qui est une illustratrice que je connais très bien, elle est nette : c’est impensable, et ça fait très mal.

      Merci pour le lien, c’est magnifique. Sur le site que je prends en exemple dans l’article, j’ai vu des prestations de commentaires, de backlinks, etc. Ce ne sont pas ces plateformes le problème, in fine. Mais bien les gens qui y vont… Sauf que ça se mort la queue. C’est pour ça que je parle de « concurrence » en fait, car sur les prix, c’est le cas. Quand tu as ces prix qui sont affichés (car tout le monde, ou presque, ne communique pas à ce sujet), quand tu sais que c’est « la référence officielle de base », quand tu débutes, tu as du mal à estimer ton travail.
      Sans faire une généralité, les « collègues » avec qui j’ai papoté ont à peu près la même relation de « concurrence » avec ces prix/plate-formes.

      MAIS, fondamentalement, je sais que tu as raison (ou que Thomas a raison, il le dit très très bien : je n’ai pas grand chose en commun avec ces prestations) pour la question de la comparaison. Mais cette réalité, qui est en marge de ce que je fais, ou de ce que je vise, entraîne vers le bas et les prix, et l’image de ma profession.

      J’ai – très nettement – en mémoire un apéro-réseau d’il y a quelque mois. Quelqu’un me demande ce que je fais dans la vie (une personne bossant dans le Web, attention), et je lui dis que je suis Rédactrice Web. Sa réponse ? « Ah ouais, tu fais des fiches produits ». Merci, au revoir.

      Ca me rappelle la conversation au sujet de l’image des SEO, mais quelque part, toute personne d’une profession participe à l’image de sa profession. Aujourd’hui, je passe peut-être pour une connasse (comme le peut suggérer certains tweets à trou), mais j’enfile le costume de la professionnelle qui ne veut plus que son métier soit associé à ce niveau de qualité ^^

  8. 13 avril 2016
    Répondre

    Je suis SEO, pas gigolo!
    Blague à part je payerais 100 000 euros (à supposer que je les ai) pour un poème de Baudelaire mais pas plus de 5 euros pour des textes rédigés de manière basique, sans culture aucune ni profondeur, et il y en a beaucoup de ce genre.
    Je ne sais pas si je suis clair?

    • 13 avril 2016
      Répondre

      Si, au contraire, « vous » êtes nombreux à tenir ce discours.

      Bien que je comprenne parfaitement le fait qu’on ne mette pas le même prix dans le même niveau d’écriture, je rappelle qu’écrire prend du temps. Et le temps se paie ^^

      (J’adore ta phrase d’accroche, et elle est très vraie, surtout si tu farfouilles du côté de la partie SEO de ces sites-là !)

  9. Audrey
    13 avril 2016
    Répondre

    Arf… C’est toujours le même sujet, pourquoi payer cher quand on peut ne presque rien payer.

    Depuis que Google a dit « Content is King », la rédaction WEB est devenue fort attrayante comme activité. Du coup, on ne cesse de voir apparaitre des services proposant textes et billets à moindres coûts.

    Des plateformes comme Textmaster dont tu parles, ou Textbroker, du même acabit, ont désormais pignon sur rue, mais il reste tout de même pas mal de miettes à partager entre certains acteurs du web peu scrupuleux à exploiter les petits doigts scribouillards. Tu en verras d’autres, des tarifs vraiment bas dans ce type d’activité.

    Sylvain, Laurent ou L.Jee ont raison, tu ne fais pas le même métier et ne propose pas la même gamme de prestation. Tu te documentes, ton texte est construit et réfléchi, tu te relis, deux, voire trois fois et retouche certainement ta prose à chaque fois pour qu’elle soit parfaite.

    Tout cela prend du temps et génère donc un coût nécessairement plus élevé, surtout en fonction de la thématique, plus que de la taille, d’après moi, mais ce n’est pas destiné au même usage. Ton texte va générer du trafic ciblé, alors que celui à moindre coût est là, dans la majorité des cas, pour obtenir du lien.
    Continue à jouer de ta plume légère et agréable et ne te préoccupe pas des autres. Ceux qui seront déçus par leur texte à 5€ viendront te voir et cette fois, n’hésiteront pas à y mettre le prix ^^

    • 13 avril 2016
      Répondre

      Tu penses que cela vient des recommandations de Google ? En fait, ma question est naïve, à partir du moment où GG traque et pénalise le remblais de textes, c’est logique de voir une profession émerger.

      Oui, la carcasse attire de nombreux charognards, c’est évident. Et au lieu de montrer les crocs sur le même cadavre, il faut simplement en chasser un autre. En revanche, j’ai dû mal m’exprimer dans le billet, car « vous » êtes nombreux à croire que je me plains à titre personnel. Je prends la parole au nom de mon métier, pour avoir été dans cette situation, pour connaître d’autres plumes dans ce cas-là, et pour « laver le nom de ma profession ».

      J’ai – je dois le dire – la chance d’avoir de bons et intéressants clients. Mais il faut batailler pour cela. Pas seulement tenter d’être qualitatif. Et je pense que cette bataille commence aussi par ce genre de billets : ça existe. Ce n’est pas normal. Et j’en parle, même si je ne suis plus concernée ^^

      Merci pour ta réaction, et surtout : pour ta connaissance du processus d’écriture. Tu le dis très bien, c’est du temps et de l’investissement pour le moindre paragraphe, le moindre titre parfois pour être certain de faire mouche. Du temps fait avec plaisir, car la passion est une condition sine qua non selon moi, mais, du temps quand même ^^

      • Audrey
        13 avril 2016
        Répondre

        Avant (c’est la vieille qui parle :P), dans le processus de création d’un site, ou même lors de son référencement, on se moquait un peu, voire même beaucoup, de la quantité et la qualité de son contenu, puisque ce qui primait, c’étaient les liens.

        Il y avait trois lignes par page, les descriptions des annuaires étaient dupliquées à l’infini, et les plateformes de type CP/digg et Cie n’existaient pas.

        Subitement ( je dirais il y a 5/6 ans, mais je me trompe peut-être) il a fallu revoir toute cette partie « textualisée », car cette stratégie s’est avérée non payante voire même négative (Je n’ai pas besoin de te parler des p’tites bestioles noires et blanches de GG) pour les sites. C’est à partir de là que tous les métiers liés à la rédaction sont apparus.
        D’autres que toi ont depuis le début, soulevé cette disparité au niveau des tarifs, et ce n’est pas près de finir.

        Que veux-tu, il y aura toujours de la « concurrence »… ^^

        • 13 avril 2016
          Répondre

          Ah oui ! Et il est bon d’en avoir, comme d’avoir des personnes prenant la parole à ce sujet !

          Je n’ai pas connu ce avant (heureusement ?), juste entraperçu l’époque des CPs, et le peu que j’ai dû pratiquer m’a bien fait rire. Cela dit, parce que personne ne vérifiait la qualité de mes CP (ni même leurs textes, en fait), j’ai passé de bons moments à m’éclater niveau rédaction satirique… J’espère que les robots de Google ont aimé ces textes autant que moi x)

  10. 13 avril 2016
    Répondre

    Waouh !!! Je pensais mettre un p’tit commentaire, mais il y a une sacrée file d’attente.
    C’est la journée de la modération, c’est ça ???
    Sérieux tout à été dit. Bon coup de gueule. 🙂 Continue à t’indigner, ça te réussit plutôt bien.

    • 13 avril 2016
      Répondre

      Arrête, tu viens de m’angoisser : j’ai raté des commentaires ? Normalement, je suis à jour.

      Oui, j’aurais dû réfléchir au fait que ça engagerait une discussion, je ne m’attendais tellement pas à cet engouement que du coup, mon organisation est toute retournée. Mais je ne vais certainement pas me plaindre ! D’accord ou non, les réactions sont une bonnes choses quand elles sont argumentées comme celles-ci. Et je reste définitivement gâtée sur PressEnter 😀

      Merci Patrice, je ne ferais pas ça tous les jours car gueuler tout le temps n’aiderait pas. Mais Romaric, par exemple, m’a donné de bonnes idées ^^

  11. 13 avril 2016
    Répondre

    Les contenus haut de gamme et low cost sont deux marchés distincts. Si je dis pas de bêtises c’est pas tant les contenus à 5 € qui vont te poser problème, mais ceux qui vont se situer aux alentours de 12 – 15 € pour 400 / 500 mots (de mémoire c’est du 3 étoiles chez textbroker).

    Ces contenus sont rarement du top quali mais tu te rends compte que ça fait souvent le job (en matière de SEO j’entends). En plus tu ajoutes un petit lifting derrière et tu vas te retrouver avec un truc drôlement bien chiadé pour le prix.

    Si tu mets les deux contenus côte à côte (le tien et le low cost) y a pas photo pour l’humain mais pour le bot de Google la différence est pas si flagrante, du coup le ROI est peut être plus compliqué sur du texte hyper quali.

    • 13 avril 2016
      Répondre

      Tu vises juste. Et effectivement, ce que tu dis soulève deux problèmes à mon sens :

      1) La capacité de Google à repérer les textes réellement « quali » pour les utilisateurs (et à ne pas se faire avoir par les techniques sémantiques, etc.)
      2) La dénomination du poste.

      Effectivement, et j’oriente doucement, mais sûrement, mon business en ce sens, je tiens plus de la Rédac’ spécialisée, voire de la chroniqueuse que de la Rédactrice pure. Et quand je parle de Rédaction, je parle de son sens exact qui est éloigné de l’écriture.
      Du coup, mais là en revanche, c’est une réflexion perso, on peut se demander si le métier de Rédacteur Web ne devrait pas se scinder en deux, pour accoucher d’une autre appellation.

      Je ne sais pas si je suis encore cohérente et compréhensible ce soir ^^’

      Bref, merci de ta réaction, car elle soulève quelque chose d’intéressant 😀

  12. 13 avril 2016
    Répondre

    « En revanche, même si l’écriture peut être mauvaise, et j’en passe, un détail semble échapper à tout le monde : écrire prend du temps […] il faudrait payer le temps passé. »

    Pas d’accord avec toi sur ce point. Quand je commande un article, je n’achète pas du temps, j’achète un « produit ». Le prix est fixé en fonction du nombre de mots (+ degré de qualité espéré). Côté acheteur, importe que tu mettes 10h ou 15mn pour rédiger 300 mots. Quand bien même, on parle de textes fouillés, on est pas tous égaux quant au temps passé à produire le travail. Certain(e)s lisent plus vite, n’ont pas besoin de brouillon ou ont tout simplement une expérience dans le sujet; s’ils turbinent plus vite et donc passent moins de temps que toi, je ne vois pas pourquoi je les paierais moins cher… au contraire. Bref, tout ça pour dire que le temps passé sur une rédaction n’est pas, à mon sens, un critère à prendre en compte pour l’acheteur.

    • 13 avril 2016
      Répondre

      J’ai une question à te poser, toi qui es consultant SEO/SEA et formateur (si j’ai bien compris ton site), tu vends ton produit à combien…? A combien tu ne descends pas en calculant l’heure ? A combien de l’heure vends-tu la formation ? 😉

      La Rédaction Web est une prestation de service, cela n’est pas un produit. Du moins, aux yeux de l’URSSAF… Partant de cette idée, et du temps passé pour réaliser ce service, à l’instar du consulting, du coding, ou de la formation, on peut intégrer le temps passé à travailler. Après tout « tout travail mérite salaire »…

      En revanche, si je ne suis pas du tout d’accord avec ta position, je te remercie d’avoir pris le temps de me le dire, c’est intéressant de débattre !

      • 13 avril 2016
        Répondre

        Merci pour ta réponse Camille
        C’est pour ça que j’avais mis produit entre guillemet 😉
        Je comprends ton point de vue mais on a pas le même positionnement. En tant qu’acheteur, j’achète un produit ou un service, je n’achète pas ton temps de travail comme on peut l’entendre dans le cas d’un emploi salarié. Quand j’achète un texte, c’est comme si j’achetais une baguette, si le boulanger est lent c’est son problème. Tu remarqueras que dans les exemples que tu prends
        – consulting : les prix varient souvent selon la notoriété du consultant et pas toujours du service/temps rendu en lui-même. Certains se font payer 1000 euros pour 1h de présence quand d’autres touchent 500€ la journée.
        – formation : j’ai assisté à la formation des Frères Peyronnet = 300€. J’en ai fait une autre que je ne citerai pas. Mon ancienne boîte avait dépensé 1500€. Clairement, si on rémunérait le temps passé, les tarifs devraient être inversés 😀
        – dans mon cas perso, j’ai un Taux Journalier Moyen. Quand j’ai débuté, j’étais lent, je ne rentrai spas dans mes frais. Je n’allais pas demander aux clients une rallonge sous prétexte que ça me prenais du temps de rédiger leur rapport. D’ailleurs, j’ai gagné en productivité et j’ai augmenté mon TJM (car plus d’expérience);

        Ce que je veux dire, c’est que si demain je t’achète un texte, c’est pour ta plume et non parce que tu auras passé 20h dessus (ça peut être étroitement lié mais pas toujours).

        ps : au passage, bravo pour tes articles et votre blog en général !

        • 13 avril 2016
          Répondre

          Non, pas du tout (edit : sur la vision, c’était pas clair XD), et, même si je ne suis pas d’accord, j’entends tes arguments.

          En revanche, le boulanger, dans le prix de son pain, il intègre ses taxes, son coût de fonctionnement et sa main d’oeuvre. En fait, tout entrepreneur fait ce calcul, ou est rapidement forcé de le faire. Parce qu’il est question à la fois de sens de business et de réalité de celui-ci, mais aussi sens de la valeur de son propre travail.

          Je trouve ton argumentaire fallacieux, tu pars du principe que facturer le temps passé revient à dire que l’on est lent. A ton avis, un article, un vrai article, de 500 à 800 mots, mettons sur… Aller, cette même thématique que je traite. Sans compter l’intégration, combien de temps il faut pour :

          • Se renseigner
          • L’écrire (et bien, évidemment… Sans « copier les copains ou l’AFP »)
          • Le corriger

          Je fais grâce de la recherche d’images ^^

          En d’autres termes, demain, tu m’achètes un texte pour ma plume… Mais ma plume demande de passer du temps. Rome ne s’est pas faite en un jour, mais elle avait sacrément de la gueule ^^

          PS : Merci 😀

  13. Nina
    13 avril 2016
    Répondre

    En tant que rédactrice, je suis tout à fait d’accord avec Camille sur le fait que rédiger prend du temps. Mais, quand on fait uniquement des réécritures de contenus, on se rend compte rapidement qu’on ne passe que 15 à 30 minutes sur un texte. Je suis rédactrice malgache et je rédige aussi des textes nécessitant des recherches approfondies, et les 1 € les 100 mots ne suffisent plus même à Madagascar. Et quand je passe à un tarif de 2 € les 100 mots, on me dit que je coûte trop cher ou que je demande le salaire d’un ingénieur informatique à Madagascar. Qu’importe, il faut que notre travail de rédacteur soit payé au juste prix. Et je remercie Camille de rappeler que la rédaction n’est pas qu’ un simple produit.

    • 13 avril 2016
      Répondre

      les 1 € les 100 mots ne suffisent plus même à Madagascar.

      Si c’est signe que globalement tous vos tarifs et vos conditions de vie s’améliorent, j’ai envie de dire « Super ». Si c’est parce que le coût de la vie augmente… Putain, j’en suis désolée, parce qu’il y a déjà un gros problème de tarif à la base, surtout si on en fait une « expression ».

      Ton retour est vraiment important, parce que tu dis – quand même – que t’es payée moins qu’une plate-forme française, et qu’on te reproche encore ton prix… Il y a un beau foutage de gueule. Oui, je suis totalement d’accord, la réécriture ne prend pas beaucoup de temps. Mais est-ce que les Malgaches ont le monopole de ces « petites besognes » ? Non, tu le dis. Pas plus que les petits tarifs ne sont pratiqués qu’aux « petits scribouillards ». Les clichés de nos métiers faussent la donne et font du mal à l’ensemble de la profession.

      Je suis « putaindement ravie » que tu aies réagi ! Franchement, merci !

  14. Nina
    13 avril 2016
    Répondre

    Pas plus que les petits tarifs ne sont pratiqués qu’aux « petits scribouillards ». >>> et c’est vrai, et ils sont de plus en plus nombreux. On est victime de la loi de l’offre et de la demande …

    Les clichés de nos métiers faussent la donne et font du mal à l’ensemble de la profession.>> oui, j’en suis consciente et j’espère que d’autres rédacteurs de mon pays se réveilleront un jour avec l’envie d’avoir une meilleure valorisation de leurs efforts. Wait and see …

    • 14 avril 2016
      Répondre

      Je l’espère aussi pour vous ! A vue de nez, vous ne vous considérez pas comme une machine à écrire (ce en quoi vous avez parfaitement raison, d’ailleurs), vous méritez donc mieux. J’anticipe un peu dans ma cascade de réponses, mais Putsch a complètement raison : ne donnez pas votre nationalité.

      Si vous voulez tout savoir, il m’est arrivé de ne pas donner mon sexe pour pouvoir écrire sur certaines thématiques qui m’intéressaient. Faut pas hésiter, quoi. Même si c’est malheureux et scandaleux d’en arriver-là.

  15. 13 avril 2016
    Répondre

    Intéressant votre échange.

    Concernant la facturation du temps passé vous avez tous les deux raisons.

    @Jude : Sur de la prestation de service, il ne faut pas se leurrer tu seras facturé d’une manière ou d’une autre le temps de travail. D’ailleurs pour ceux qui se lancent et qui ont du mal à fixer leur prix, je trouve que le temps est un excellent repère.

    Détrompes toi sur la lenteur du prestataire, ce n’est pas le client qui va en payer les frais, à qualité de service égale, si il est deux fois plus lent pour le même taux horaire, il a un problème de compétitivité, et il aura tout simplement du mal à décrocher des clients. Il revient au client de dire désolé coco mais t’es trop cher pour moi !

    Tu as raison en revanche sur le fait que le temps passé n’est pas un argument de vente, et encore une fois il revient au client de demander clairement au prestataire « ok, tu m’offres quoi pour ce temps passé »

    @Nina : Un conseil, ne regarde pas les prix qui sont pratiqués à Mada, mais essaye d’évaluer objectivement la qualité de tes contenus. Si en toute objectivité tu te rends compte que tu n’a rien à envier à un copywriter français, ne dit même plus que t’es à Mada.

    Le mec qui te dit 2 € les 100 mots c’est trop cher, il a peut être raison si il a la même chose à moitié prix, mais est-ce que c’est vraiment la même chose.

    @Camille : J’approuve l’idée de scinder la rédaction web en plusieurs activités histoire de savoir clairement de quoi on parle.

    Évidemment Camille je ne parle pas de toi parce que je te connais pas et je connais pas ton travail, mais le foutage de gueule il y en a aussi chez les rédacteurs métropolitains soit disant haut de gamme.

    Je m’explique, leur définition de qualité qui justifie soit disant leurs tarifs est complètement galvaudée. Pour beaucoup un texte de qualité c’est un texte rédigé dans un bon français et avec des tournures sympa qui sonnent à la lecture comme le cachet made in France.

    cela n’engage que moi, mais à mes yeux, ce n’est en rien de la qualité, c’est juste de la forme. La qualité d’un article c’est la quantité d’informations significatives qu’il contient. La règle, une idée par phrase et pas 10 phrases pour véhiculer une idée, et ça je le retrouve aussi bien à Mada qu’en France.

    Finalement je me demande même si c’est pas certains certains soit disant rédacteurs quali qui niquent le marché du contenu haut de gamme. Genre le client s’attend au contenu qui tue, sauf qu’à la lecture il constate que le level est un peu plus élevé… par contre pas de quoi se rouler par terre.

    • 14 avril 2016
      Répondre

      Je trouve aussi !

      Cette histoire de Rédaction Web à branches et à creuser, je pense. J’ai du mal à voir comment attraper le problème en dehors du classique « rédac’ spé », mais il doit y avoir plus fin comme terminologie (Permettez que je garde l’appellation contrôlée de « Scribouillarde », d’origine 100% bio !). Il faudrait peut-être en parler avec d’autres, au travers de leurs expériences et spécialisations, on trouverait des pistes.

      Tkt, je ne me sentais pas visée, et tu as énormément raison dans ce que tu dis ! Ce que tu dénonces, c’est ce que j’appelle « l’écriture type journalistique de l’écrivain raté ». C’est le fameux « C’est dans le paisible village de Moncuq, petite bourgade d’environs X habitants, à l’orée d’un délicieux bois de cyprès, et bonjour je te remet un synonyme ou adjectif pour te montrer que j’ai fait une Fac de Lettres« . BREF. On se comprend, il me semble.

      Là où je ne souscris pas totalement à ta définition de la qualité, c’est que la forme joue. Tu parles de la lourdeur des phrases, mais ça rentre pleinement dans ce critère. Un bon article (mais là, comme tu le dis, on entre dans le subjectif), doit effectivement délivrer l’information demandée de façon claire. MAIS, il faut qu’il y ait du style derrière, de l’émotion, un truc, quoi. Sinon, c’est qu’il peut être rédigé par un robot, et en ce cas, j’aimerais qu’on n’appelle plus ça des articles, mais des « fiches d’informations wiki-like ».

      Attention, là, je te parle en tant que lectrice. C’est ce que j’attends d’un article/billet, etc. J’ai une préférence pour les billets d’humeur, tu vois. J’aime qu’on sache mettre en forme, car la forme peut souvent apporter une pertinence, une odeur, un tranchant à une information. Typiquement, j’te cite l’exemple de Pierre-Emmanuel Barré (qu’on qualifie d’humoriste, mais je trouve que ça au-delà), ses chroniques (à écouter), sont des bijoux d’intelligence littéraire et critique. Mais après, c’est effectivement une voie que j’affectionne puisque je m’y spécialise.

      Je ne pense pas que ce cela soit les Rédacteur quali qui niquent tout. IMO, et c’est profondément critique ce que je vais dire, je crois que c’est de la responsabilité de tous ceux qui abandonnent leur personnalité, au point de croire qu’il faut qu’on fasse tous de la copie de l’AFP. J’ai mal, en tant que lectrice et scribouillarde, lorsque je vois d’ancien journalistes, d’anciens étudiants en lettres, savoir manier les mots… Pour ne pas en faire grand chose. Je crois que le ton policé du Web et de la communication en général est probablement le problème central de la qualité.

      Après tout, on m’en prête beaucoup en ce moment. Mais je ne suis ni exempte de fautes, ni exempte de méconnaissance de notre langue… Qu’est-ce qui fait que je donne l’impression de faire de la quali, si ce n’est ce ton râpeux qui se démarque de la « norme » ?

      J’attends ton avis, je trouve cet axe de discussion passionnant, merci 😀

  16. 13 avril 2016
    Répondre

    Camille,

    Le prix de l’indignation ? C’est bien plus vaste que cela. Le web a remis en cause tout notre modèle structurel, mais ce n’est que depuis que quelques-uns « osent » bouger les lignes et s’en mettre plein les poches le plus rapidement possible, que chaque profession le réalise et lance l’alerte.

    La rédaction web n’est qu’une victime parmi d’autres professions foulées aux pieds.

    Il y aura toujours des acheteurs pour le prix le plus bas, et toujours des vendeurs au prix le plus bas.

    Le plus souvent par concurrence déloyale (le rédacteur web étudiant et vivant chez papa-maman, le prestataire salarié ailleurs mais qui « met du beurre dans les épinards », l’expatrié qui a besoin de 10 euros par jour pour vivre au soleil et les pieds dans l’eau…)

    Le web a bouleversé nos vies. Et surtout notre rapport au temps et au monde réel. Or écrire pour ses lecteurs demande du temps, n’en déplaise à Jude qui n’a rien à faire de ce critère.

    Aujourd’hui je peux compter sur les doigts de la main le nombre de sites web qui « me parlent », c’est à dire dont je vais lire les articles ou les billets de blog avec plaisir. Il y a 5-8 ans, je n’arrivais pas à les énumérer tellement l’écriture était naturelle et limpide. Mais depuis que tout le monde déblatère autour de la notion de qualité Googlienne, l’horizon est bien sombre…

    • 14 avril 2016
      Répondre

      Le prix de l’indignation

      Hé hé… Belle intro, parce qu’effectivement, je pourrais faire un autre billet titrant ainsi. Merci pour cette lucidité ^^

      Oui, c’est plus vaste, je suis entièrement d’accord avec toi ! Graphistes, CM, Développeurs aussi (et je dois en oublier, mais je pense à des professions que je connais un peu), se font bien entuber. Plus encore depuis l’émergence de cette économie. C’est logique, c’est le marché, mais, il faut effectivement se battre, et cela fait quelques années que des voix s’élèvent contre ça.

      Oui, l’étudiant pose problème. Clairement. J’ai rien contre cette « branche de l’humanité », mais leur référent sur le plan tarifaire nous fout dans la merde. Parce qu’il est souvent question d’argent de poche, 5€, 10€, ça les rend heureux. Quand à côté, toi, t’as besoin de bouffer, c’est difficile d’expliquer que non, ça va pas être le même prix.

      Enfin : l’Internet d’hier. Vaste sujet, auquel je suis attachée, et je te trouve bien aimable sur ta timeline. Je remonterais au début des années 2000, pour ma part. A la vieille époque où le « grand public » croyait encore qu’Internet était pour les Geeks (où « Geek » n’était pas en vogue), et où le langage sms, s’il était pratiqué, te valait un ban définitif sur un forum.
      Cette époque, celle où Internet n’était pas encore Web (j’aime bien faire cette distinction), c’était l’époque où on avait en face un espace de discussion, et pas nécessairement de vente. Mais, comme toujours, l’argent salit tout. (Ah, je vais me faire des copains, là…)

      Mais ça sert à rien de regretter. Du moins, sans faire des clapotis sur cette mare pour qu’on retrouve ce qu’on a perdu. C’pour ça que je suis ravie de voir autant de personnes tenter d’en faire quelque chose de bon, et de bien !

  17. Rémi
    14 avril 2016
    Répondre

    Camille,

    Honnêtement, vous n’avez aucun soucis à vous faire.

    Les plateformes de type Fiverr c’est rigolo au début. Pour tester. A la rigueur, pour faire du contenu pour des blogs 2.0 ou réseaux de blogs privées avec des articles sans âmes dédiés uniquement à classer vite fait quelques landings pages sur quelques termes (notamment pour du seo local) ou autres techniques grey hat… Là oui, ça vaut bien la peine de payer l’équivalent d’un paquet de cacahuètes grillées à sec (c’est les meilleures).

    Mais pour produire des articles de 2000 mots à haute valeur ajoutée qui génèrent tout naturellement des partages et likes à GOGO, et qui attisent l’intérêt de son audience cible… Fiverr et compagnie? NO WAY.

    Le seul recours c’est soit d’écrire ses articles soi-même soit de travailler avec un(e) vrai(e) rédacteur/trice, cela revient au final moins cher car beaucoup plus rapide. Le travail est en général parfait dès le premier shot, donc une réelle économie de temps et d’argent.

    Laissez donc les plateformes à ceux qui n’ont pas d’ambition. Le bon côté c’est que ça fait naturellement le tri. Vos clients ne vont pas sur ces plateformes…

    Focalisez sur les clients sérieux, ceux qui savent les réelles valeurs d’une rédaction web efficace et qui comprennent ce que ROI signifie.

    Il y a quand même pas mal de clients qui préfèrent payer beaucoup plus cher et qui refusent de payer 5€ pour une prestation médiocre. D’ailleurs souvent les prix trop bas font fuir les clients.

    Les clients sérieux prendront vos prestations plutôt que celles proposées sur ces plateformes, c’est évident.

    Bon courage en tout cas!

    • 14 avril 2016
      Répondre

      Rémi, merci pour cette entrée en matière ! Que je rassure tout le monde (car vous êtes nombreux à vous inquiéter), je ne frémis pas d’un seul poil, même les plus courts. En revanche, je m’inquiète pour ma profession en général. C’est tout l’objet de ce billet d’ailleurs. Car, on évoque cette histoire avec Putsch SEO, on note bien que le titre de Rédacteur Web englobe beaucoup trop de choses. De bonnes, de mauvaises, mais que globalement, il y a un effet pervers vers le bas.

      Un peu comme avec les SEO qui ont mauvaise presse, ou les infopreneurs, vous voyez ? Il faut se battre pour dire que ce n’est pas que ça. Et je le redirai à chaque fois : les plate-formes abritent fréquemment des gens de qualité. Après tout, j’ai été sur ces plate-formes… ( 😀 )

      Ce manifeste n’est pas pour moi. Je m’incarne, parce qu’il faut bien donner un visage à des idées, et ces idées, je les partage, même si je ne suis plus dans cette situation. C’est d’ailleurs parce que je ne suis plus en « danger », que je veux l’éviter à d’autres. Je n’ai que trop discuté avec des confrères/consoeurs prêts à raccrocher la plume, parce que prostituée. A l’origine, c’est une passion, et quand ça se transforme en burn-out parce que les problèmes prennent une telle ampleur que. Là, je dis « non ».

      J’ai la chance de commencer à me faire un nom. Je l’utilise pour faire entendre ce point de vue. Ces « petites mains fatiguées », généralement, elle n’ont pas le réseau que « j’ai ». Elles sont si « insignifiantes » et n’ont tellement pas de temps (puisqu’il faut cravacher trois à quatre fois plus pour gagner autant/moins) à accorder à leur communication, qu’elles n’en n’ont pas. Et je dis tout ceci sans condescendance aucune. Parce que je me sens concernée par ce problème, car je n’aime pas ce qui est fait à mon métier. Même s’il n’en va pas de ma propre survie.

      En tout cas, à voir toutes les inquiétudes, je sens que j’ai pris aux tripes, et c’est une bonne chose. Merci de votre réaction ^^

      PS : Grillées à sec, et pas trop salées, nous sommes bien d’accord 😀

      • 14 avril 2016
        Répondre

        Quand vous dîtes : « Et je le redirai à chaque fois : les plate-formes abritent fréquemment des gens de qualité. Après tout, j’ai été sur ces plate-formes… ».

        Oui certes, mais ça prend du temps de faire le tri… et pensez-vous être aussi motivée et efficace en étant payée au lance-pierre ? Le doute m’habite…

        PS : Quant aux cacahuètes, non pas trop salées et sans huile d’arachide de préférence, c’est mauvais pour les artères. :p

        • 14 avril 2016
          Répondre

          Pour le coup, vous avez bien raison de ne pas me croire sur parole, car il vous est impossible de savoir si je dis, ou non, la vérité.

          Mais si vous êtes tentés par l’expérience : Oui. Je l’étais. Il existe encore sur le Web des articles que j’ai écrit, pour 6,50€ l’article de plus de 800 ou 900 mots, avec recherches, informations, etc. Et j’ai adoré les écrire. C’était parce que j’avais cette passion que je me suis lancée dedans corps et âme, au point de m’y perdre, de perdre goût à l’écriture, de fermer mon statut d’Auto-Entrepreneur, et de partir en dépression. Je ne le cache pas, j’en parle ici.

          C’est parce que pendant des mois j’ai été incapable d’écrire le moindre mot – même pour moi, qu’aujourd’hui j’en parle en étant aussi catégorique. C’est « dramatique à souhait » comme formulation, et j’en suis désolée par avance : mais je ne veux plus/pas que ça arrive à quelqu’un d’autre. Et ces « choses », me font bondir ^^

          PS : Vous m’avez donné envie de cacahuètes, c’est malin…

  18. 14 avril 2016
    Répondre

    Je comprends parfaitement ce que tu ressens, personne ne peut s’improviser Rédacteur Web et pourtant, 5euros.com en donne toutes les clés.

    Cependant, dire que tout est à 5 euros sur ce site est une erreur. Le service de base (celui que tu décides de facturer à ce prix) est à 5€, tu peux parfaitement gonfler le prix de ta prestation en y ajoutant des services.

    Je t’avoue avoir été surpris par deux trois vendeurs à qui je fais confiance désormais.

    Certes, ils ne font pas fortune sur ce site, c’est une vitrine, mais il m’arrive de payer la prestation avec des suppléments et donc de multiplier par 10 son coût (50€ si ce n’est plus).

    Les professionnels n’y trouveront pas forcément leur compte, d’un côté comme de l’autre, mais c’est une bonne alternative pour des clients comme moi, à la recherche d’un service qui peut parfois réserver de bonnes surprises.

    • 14 avril 2016
      Répondre

      Attention Philippe, j’ai bien dit qu’il y avait des options. Mais, et il te sera aisé de les retrouver, des propositions de rédaction d’articles (rédigés par des gens diplômés, des anciens journalistes, etc.) de 500 à 800 mots, pour 5€, il y en a. Pas un ou deux. Trop.

      Il est malheureux d’avoir besoin de ce genre de plate-formes pour avoir une vitrine quand, pour ne parler que de ma profession, seuls les mots, les écrits devraient suffire. Plus encore quand on a des parcours comme certains. Cela reviendrait à dire qu’un médecin se contenterait de donner son avis sur Doctissimo contre 5€, sous prétexte que plus personne ne reconnaîtrait ni son expertise, ni ses études. Soyons lucides, on peut trouver toutes les excuses du monde : ces personnes font ça non pas par plaisir ou abnégation. Mais parce qu’il y a un problème de reconnaissance de prix de prestation.

      Les professionnels n’y trouveront pas forcément leur compte, d’un côté comme de l’autre

      Exact, cela ne les empêche pas d’y être. Je parle toujours de ma profession uniquement, mais les profils ne sont pas toujours ceux de particuliers. La « blague du Rédacteur de plus de 4 ans », m’a bien fait grincer des dents ^^. La plate-forme n’est pas le problème. Le problème est double : client et prestataire. A l’instar de la prostitution : on n’incrimine pas le pauvre trottoir 😀

  19. Bonjour,

    Quand les commentaires ne sont pas du simple troll, ça me donne envie de répondre car échanger reste une valeur importante à mes yeux, plus que se taper sur la gueule par caractères interposés. Merci donc pour cet article, même s’il contient un avis très tranché.

    En fait, je pense que toute ton analyse se place sur le fait que tu t’imagines être sur 5euros et donc recevoir ce tarif pour ton travail de professionnelle de l’écriture. Tu as raison, ce n’est vraiment pas cher et c’est complètement abusé car ce n’est tout simplement pas là où tu dois être. Nous ne sommes pas en frontal avec les graphistes, rédacteur ou tout autre métier pratiqué professionnellement par des gens qui ont un gros background et qui peuvent justifier leur prix.
    Regarde, je prends un exemple simple : tu te lances dans la photo, tu vas acheter un petit appareil pas cher, qui ne fera pas tout comme les experts, tu en es consciente mais c’est pas grave car c’est un bon compromis : il fera le job.
    Ici c’est pareil. Nous avons des gens qui ont de vrais compétences, qui se lancent dans un métier, qui sont en reconversion professionnelle, qui sont au chômage ou avec des revenus faibles et qui veulent mettre du beurre dans les épinards. Et bien ces gens vont récupérer la clientèle qui ne peuvent pas se permettre de se payer un graphiste ou un rédacteur pro. Je pense que tu ne ferais pas un devis à 10 euros. C’est un marché qui de toute façon n’aurait pas été comblé car il n’y a pas d’offre.

    J’ajoute que le panier moyen sur 5euros n’est pas à 5euros avec le système d’options. Nous sommes bien plus haut. Nous sommes français, nous avons des employés français et nous payons nos impôts en France, notre but n’est pas de casser un marché mais de le compléter.
    En plus, à 5 euros les 100 mots et un bon système d’options, je suis sûr que tu pourrais y trouver ta place vu la demande d’écriture mais je ne veux forcer personne 🙂

    Pour finir (promis après j’arrête), tu trouveras plein d’avis de pro qui pensent l’inverse (ça me fait penser un peu à la guerre VTC taxi) comme par exemple : http://guersanguillaume.com/je-me-suis-inscris-5euros-com/

    Voilà notre façon de voir les choses, je te souhaite en tout cas un épanouissement maximal dans ton travail.

    • 14 avril 2016
      Répondre

      Bonjour Guillaume, merci d’avoir pris le temps de répondre !

      A la vérité, mais j’ai dû mal m’exprimer, mon analyse se plaçait sur les profils de Rédacteurs présents sur le site, et sur cette profusion d’auteurs bradés. 5€, comme je le dis, est un exemple. Le trottoir (j’aime décidément cette analogie) permet peut-être la prostitution, mais les responsables sont les vendeurs et les clients. Après, soyons francs : la plate-forme ne se cache pas d’y participer, ou de se faire de l’argent sur ce concept qu’est la misère des professions artistiques (pour ne parler que de la mienne).

      Si je prends votre exemple du particulier qui veut arrondir ses fins de mois, et gagner quatre sous avec sa passion, je suis entièrement d’accord avec vous : c’est une vraie opportunité pour ces personnes, et cela peut être intéressant.

      Seulement… Car ce n’est plus un « mais » à ce stade, nous ne parlons pas de particuliers. Je reprends toujours la catégorie sur la Rédaction, et je me suis amusée à googler les profils. Il y a d’anciens journalistes, il y a d’anciens étudiants en lettres (qui ont Bac + 5 parfois), et il y a des Rédacteurs Pro qui officient depuis plus de 3 ans.

      Ce sont des professionnels avec des diplômes sanctionnant des qualifications, et une expérience certaine. Nous sommes bien loin de l’amateur ayant acheté son Kodak un dimanche de pérégrinations aux puces. Et parce que des professionnels, avec ce parcours, viennent et proposent (sans option) des articles « de 600 mots environs, de n’importe quel thème, de qualité, dans un délais très court » (c’est un exemple parmi d’autres) ; c’est parce qu’il y a des professionnels qui proposent cela en « offre de base », qu’il y a un problème pour notre profession. Pas pour les amateurs. Pour les Rédacteurs Web de métier 🙂

      Parce que des personnes ayant pris le temps d’apprendre tout ceci, de perfectionner cet art, d’apprendre le métier ; parce que ces professionnels acceptent (ou son contraints ?) de se faire payer à ces tarifs, ils font du mal au métier. Ils disent que leurs études, leurs années de pratique, leur entreprise, et une partie de leur vie vaut 5€, plus options possibles, dans la limite des stocks disponibles.

      Le parallèle entre VTC et taxis pourrait être juste si les profils que j’incrimine (en les traitant, sans gants de produits prostitués) n’étaient pas ceux de pros. Car, à moins que je me trompe, ce n’est pas mon métier, il me semble que les VTC font appel à des gens dont ce n’est pas le métier à l’origine, et qui n’ont pas une immatriculation officielle. Toujours sans dévoiler les noms et numéros de SIRET associés aux profils que j’ai en tête : nous savons tous les deux que 5€ n’a pas grand chose à voir avec Uber 😉

      Enfin, même si j’entends qu’il y aura toujours des optimistes prêts à défendre le Discount, vous trouverez, ne serait-ce qu’ici, plein de pros pensant que ça fait bien chier quand même x)

      Merci pour votre réponse argumentée, même si j’estime clairement qu’elle était orientée et que je reste convaincue par mon propre billet. C’est très intéressant de pouvoir en discuter.

      • De rien pour la réponse 🙂

        Je pense qu’on s’adapte juste à une nouvelle demande que ce soit du coté client comme du coté vendeur. La facilité de tout gérer avec 5 euros, la sécurité, l’autofacturation, la non nécessité d’avoir un numéro SIRET pour commencer à vendre… Tout ça permet vraiment plus de flexibilité.
        Je pense vraiment qu’on fait peu de concurrence aux vrais pro car on ne touche pas le même public. On touche ceux qui ne seraient jamais allés vers une offre plus complexe.

        Concernant les VTC, je connais aussi très bien le milieu et plus de la moitié ne sont pas des chauffeurs professionnels, ils ont juste saisi une opportunité et passé leur licence (ça ne prend que 2 semaines en moyenne). Après dans le lot, il y a aussi des pros, des anciens taxis qui sont à l’aise avec le modèle. D’autres ne le sont pas et donc reste dans leur modèle.

        Donc en fait, on ne défend pas le discount. On défend juste un nouveau créneau et on ouvre des opportunités à des gens qui n’en auraient pas eu avant. J’ai d’ailleurs eu pas plus tard qu’avant hier un vendeur qui s’est payé ses vacances avec ses 600 euros gagnés sur 5 euros depuis le début de l’année (environ 50 commandes), il était ravi.

        En tout cas ça m’a fait plaisir d’échanger, je sais que ce n’est pas évident de naviguer dans ces milieux où tout change vite quand on fait un métier artistique mais on ne dira jamais sur 5euros qu’on peut trouver de vrais offres professionnelles. On y trouve des gens avec des compétences prêts à faire un travail vite et bien pour une base de 5euros.

        • 14 avril 2016
          Répondre

          Il y a effectivement de gros changements au niveau du modèle économique. De la souplesse, et une volonté de sortir des cases. C’est une excellente chose, et c’est un débat intéressant, mais pas celui qui nous anime actuellement.

          Encore une fois, j’ai dû mal m’exprimer : lorsque je parle de concurrence, j’évoque le fait que l’ensemble des prix est tiré vers le bas. La loi de l’offre et de la demande entraîne des questions de la part de prospects. Et ces questions entraînent une remise en question des prix de professionnels. Ce n’est pas une projection, je parle de faits malheureusement répandus.

          Vous me parlez d’une personne qui a pu se payer 600€ de vacances, tandis que moi, je vous parle des professionnels sur votre site, qui ne se cachent ni d’être professionnels, ni de faire de la qualité professionnelle (Et là, je ne vais même plus parler de la Rédaction, mais juste de la page d’accueil 😉 ). Mon billet, moi, et même vous, savons qu’il n’est pas question de personnes se payant des vacances avec. Mais des personnes pour qui ces 600€ potentiels (dont on ne connait pas la valeur en terme de temps, finalement), représentent leur salaire pour vivre. Des personnes qui, google notre ami le dit très bien, ne vivotent pas uniquement sur 5€ 🙂

          Je ne peux juger sur les VTC, de ma fenêtre, je trouve juste que le parallèle est inexact, donc malhabile pour être utilisé en argumentaire. Mais, je le redis, ma fenêtre est opaque à ce sujet.

          Pour conclure, je comprends que vous défendiez un site qui est cité, mais j’attaque la clientèle, les vendeurs, et l’image dégradée de la Rédaction Web. Ce « on » que vous employez pour expliquer que l’on ne peut faire le procès d’un monde professionnel LowCost, encore une fois, il n’est pas incriminé : 5€ ne le dit pas, en effet. Les vendeurs, si. Et nous parlons d’eux depuis le début de cette conversation.

          En revanche, un « travail vite et bien de personnes compétentes », pour une base de 5€, CA, c’est le sujet. Et j’aimerais que l’on me démontre un aspect absent de ce concept : la rentabilité pour le vendeur à ce prix-là..?

          Merci encore à vous, très bon café 🙂

  20. Nina
    14 avril 2016
    Répondre

    @Putsch Seo -Si en toute objectivité tu te rends compte que tu n’a rien à envier à un copywriter français, ne dit même plus que t’es à Mada. >>> très bon conseil. Je vais l’appliquer pour voir.

    • 14 avril 2016
      Répondre

      @Nina tu peux appliquer ce conseil, il fonctionnera à la seule et unique condition que le client en question ne soit pas uniquement et exclusivement à la recherche de contenus low cost. Souvent le low cost va leur permettre d’alimenter des sites satellites, tandis qu’ils achètent des contenus plus cher pour leur site maître. Dans d’autres cas même leur sites maîtres sont très bas de gamme et ils n’achètent que des contenus low cost, dans tel cas il n y a pas d’affaire possible pour toi.

      • Nina
        15 avril 2016
        Répondre

        D’accord. Bon s’il n’y a pas d’affaire possible pour moi. Je prends un bon congé sabbatique. :-*

  21. 14 avril 2016
    Répondre

    @Camille je me permets un pavé en commençant par te citer :

    « Là où je ne souscris pas totalement à ta définition de la qualité, c’est que la forme joue. Tu parles de la lourdeur des phrases, mais ça rentre pleinement dans ce critère. Un bon article (mais là, comme tu le dis, on entre dans le subjectif), doit effectivement délivrer l’information demandée de façon claire. MAIS, il faut qu’il y ait du style derrière, de l’émotion, un truc, quoi. Sinon, c’est qu’il peut être rédigé par un robot, et en ce cas, j’aimerais qu’on n’appelle plus ça des articles, mais des « fiches d’informations wiki-like ». »

    Je ne pense pas que l’on soit entré dans le subjectif, et je suis certain qu’on est capable de pondre une « nomenclature » qui clarifierait tout le bordel.

    Problème (à mes yeux) : Ta définition d’un article de qualité

    Dans une relation d’échange entre un rédacteur et un éditeur de site, l’article de qualité c’est d’abord l’article qui va répondre au besoin de l’acheteur et là c’est tout un monde qui s’ouvre.

    1) J’ai besoin d’un article dont l’objectif est d’obtenir un max de dons pour soigner la leucémie de Chloé, alors oui j’ai besoin d’émotion… de beaucoup d’émotion et le SEO à la limite je m’en cogne je veux juste un rédacteur assez habile pour faire chialer le lecteur, quitte à lâcher 200 €, je vise 60 k€ de dons sur cette opération.

    2) J’ai besoin d’un article pour ranker sur une expression clé particulière, en tant qu’acheteur l’article de qualité pour moi va se résumer au gain d’information qu’il contient et à son environnement sémantique. Si il y a l’émotion en plus, c’est très bien, mais fondamentalement je m’en cogne.

    On peut imaginer encore d’autres catégories de besoins mais pour l’exemple on peut se contenter de ces deux derniers extrêmes.

    C’est pas pour être pessimiste mais si tu analyse un peu le marché la plupart des besoins tombent dans la deuxième catégorie. Celle où l’émotion n’est pas niée par l’acheteur mais considérée comme un extra absolument optionnel et pour lequel il n’est pas prêt de tripler son coût d’achat.

    Finalement, concernant les prestations de rédaction haut de gamme, est-ce que l’on est pas plutôt devant un cas ou l’offre ne matche pas réellement avec le besoin fondamental.

    Un premier pas pour mettre un peu de clarté dans ce bocson serait peut être de catégoriser de manière beaucoup plus précise les différents besoins existants. On peut pas tous les imaginer mais ont peut balayer l’essentiel.

    Concernant l’appellation du métier je trouve que Copywriter transmet bien cette notion de haut de gamme

    Si cela t’intéresse j’ai une bonne (ou une mauvaise) idée pour que le rédacteur soit bien mieux payé, sans que l’acheteur ne dépense un centime de plus. Mon id skype est codé dans l’adresse email de ce commentaire.

    • 14 avril 2016
      Répondre

      Je te réponds rapidement, et après je refile au turbin :

      Si, on est dans le subjectif, parce qu’on commence (l’un ou l’autre) par définir la qualité selon des critères qui nous semblent pertinents.
      Là, par exemple, je trouve que « capacité de réponse à un besoin » n’est pas une bonne définition pour qualité. Cependant, ton déroulé est juste, cynique (aussi), mais juste ! Le service doit toujours correspondre au besoin du client, et à sa demande. Donc j’pense qu’on emploie pas le bon terme quand on parle de qualité, tu vois.

      Finalement, concernant les prestations de rédaction haut de gamme, est-ce que l’on est pas plutôt devant un cas ou l’offre ne matche pas réellement avec le besoin fondamental.

      Si, clairement ! Et c’est pour ça que je trouve cette histoire de redéfinition des branches de la profession intéressante ! En revanche, pour le copywriting, je ne suis pas d’accord. Attention, je ne connais que depuis peu, donc je peux dire une connerie, mais il me semble que c’est de l’écriture commerciale, quand même. C’est encore autre chose.

      En fait, entre la fiche produit, la page web informative, la page de vente, l’article putaclic « buzzy-buzzy », et le billet d’humeur ou typé « journalisme gonzo » ; t’as des mondes entiers, et des Rédacteurs/écrivains associés. Ce qui est intéressant, c’est de dire qu’il n’existe pas que le Rédac’ « trop fan du Web et de Google ». Ah, on a de quoi lancer une putain de conversation/réflexion, tiens !

  22. Rédactrice du Web
    15 avril 2016
    Répondre

    Bonjour, je souhaite rebondir sur votre déclaration sur Textmaster. Un texte en basic est payé 0.120 €/mot alors que le client règle 0.02 €/mot, cela fait une nette différence.

    Par exemple, pour un texte de 350 mots, le rédacteur reçoit 4.2 euros alors que le client débourse 7 euros.

    C’est aussi valable pour le standard, il est payé 0.0360 €/mot au rédacteur alors que le client débourse 0.06 €/mot.

    Pour un texte de 350 mots, le rédacteur obtient 12.60 euros alors que le client a payé 21 euros.

    De ce fait, Textmaster ne paye pas mieux que certaines plateformes

    • 15 avril 2016
      Répondre

      Bonjour,

      Vous avez parfaitement raison de préciser ça ! J’ai, en effet, pris les prix demandés au client (qu’on trouve sur l’ancre), et je n’ai pas parlé du vrai prix payé au Rédac’ ! Alors, merci pour votre ajout, parce que même moi qui ai vécu ça il y a un an, je suis en-dessous de cette réalité :/

      J’ajoute votre commentaire à mon article, qu’on soit bien visible. Car votre ajout est important. Merci encore !

      • Rédactrice du Web
        19 avril 2016
        Répondre

        Bonjour, merci pour la publication.

        On peut même aller plus loin, car les virements Textmaster s’effectuent via PayPal, ce service est pratique, mais il prend des frais au rédacteur pour un virement vers un compte bancaire.

        • 19 avril 2016
          Répondre

          Bonsoir,

          C’est normal, ton intervention était pertinente, justement ! J’ignorais pour Texmaster, j’étais inscrite dessus, mais rapidement, les autres missions des autres plateformes (fonctionnement en virement si tu as atteint un quota), ont fini par me détourner de TM, puis… Les missions plus « classiques », de « SEO à Rédac' » quoi, que tu as dû connaître.

          C’est vrai que c’est une belle baise quand même oO

  23. Le ton de ton article est assez « clash », et je le comprends, je voulais rédiger un pavé mais en lisant les commentaires, je me rends compte que tout a déjà été quasiment dit. Je vais donc me contenté de partager mon expérience.

    J’ai déjà fait appel à des rédacteurs/rédactrices sur 5euros.com pour des blogs satellites pour des prestations SEO et honnêtement, si parfois je me suis dis « oui bon ça vaut 5€ », d’autres fois j’ai carrément été surpris par la qualité du travail effectué, clairement la qualité était au rendez-vous et ça valait plus que 5€, cependant c’est souvent un complément de revenu ce site, il y a aussi des jeunes qui débutent, ça leur permet de se faire la main, 5euros.com ça permet d’avoir une certaine visibilité, la rédaction web c’est à la mode, des offres il y en a tellement ! Comment tu fais pour obtenir ton premier client ?

    5euros.com ça permet de se faire ses premières expériences professionnelles. Ça rend service a pas mal de monde. Je suis étudiant en alternance, à côté de ça je fais de la création de site internet et du SEO, certains mois cette activité ça me faisait du bien, d’autres périodes rien du tout.

    Je me suis inscris sur 5euros et je décline mes services avec des options, je travaille rarement pour 5€ seulement même si je te l’accorde globalement je gagne moins à l’heure qu’habituellement, cependant j’ai un revenu régulier maintenant, je travaille plus mais je suis serein, les retours positifs tu les as quasiment instantanément et ils sont bien mis en avant, même si t’es inexpérimenté, sur 5euros.com les acheteurs et les vendeurs sont au même niveau, l’acheteur pourra pas t’arnaquer car 5euros joue l’arbitre. Proposer des services pas trop cher ça permet aussi de se mettre moins de pression, on sait très bien que le client n’attend pas une qualité extraordinaire.

    Sur 5€.com beaucoup de vendeurs ne travaillent pas que pour l’argent, pour moi, rendre service en échange d’un merci ça fait parti de ma rémunération.

    La SNCF dit la même chose de Blablacar, les hôtels la même chose d’airBnB, l’économie collaborative arrive un peu sur tous les marchés et ça bouscule forcément un secteur bien en place.

    Voilà, en tout cas ton blog est super et je constate bien que tes services valent plus que 5€, maintenant je ne trouverais pas normal de payer une rédactrice le même prix que le tien si elle fournit un moins bon travail ou si elle débute et qu’elle n’a aucune preuve de ses compétences.

    • 29 avril 2016
      Répondre

      Bonjour, et merci de ton commentaire !

      Effectivement, chacun a sa propre expérience, mais, comme je l’ai dit à de nombreuses reprises ici : une petite vingtaine de minutes de stalk sur Google suffit à montrer que nous ne sommes pas qu’en présence de « jeunes débutants », « d’amateurs », etc. Oui, il faut commencer quelque part… Mais, au bout de trois ans (voire plus), on n’appelle plus ça un début.

      La différence entre la SNCF, les hôtels, les taxis et moi est la suivante : moi, j’ai été sur ces plateformes. J’ai donc été payée à ce prix « à mes débuts ». Je prends donc aujourd’hui la parole pour pointer du doigt des lieux qui permettent des pratiques que je dénonce. A savoir la fameuse prostitution, car nombre de lecteurs semble passer à côté du message. Je fustige moins ces plateformes que les professionnels à 3 ans d’expérience qui vont dessus, et permettent ensuite à des non-professionnels de ces métiers de justifier quelque chose dont ils ne prennent pas la pleine mesure.

      C’est peut-être d’ailleurs à cause de cette différence que ce brûlot est si virulent. Parce que la question de la sous-facturation – car le marché est engorgé de gens prêts à se prostituer… Cette question a été mon lot dramatique et quotidien pendant six mois l’année dernière.

      Après, c’est super qu’il y ait des personnes qui arrivent à en vivre. Étrangement, quand j’en discute avec d’autres rédacteurs, je sens que c’est loin d’être une généralité, et loin d’être simple. D’ailleurs, beaucoup dans notre profession – lorsque payés à ces tarifs – finissent en burn-out. Ah ah ah… Et les rédacteurs qui ont eu le cran de poster en commentaire ici n’ont pas l’air du même avis que toutes les personnes qui défendent ce système… Sans être concernées.

      Du coup, ton retour est positif, car j’ignore ce que tu vends, mais tu es le premier à parler de vendre tes prestas dessus. Cela dit, tu le dis toi-même : tu vends moins bien.

      Si tu avais le choix, si tu n’avais pas à justifier sans cesse tes prix… Serais-tu sur 5€ (ou autres) à te brader ? 😉

      PS : Merci pour le compliment, en revanche, je tiens à dire une chose : débutante, ne veut pas dire sans talent. Evidemment, l’écriture est un art où on taille sa plume en permanence (ah ah), mais la progression est assez lente pour qu’un auteur doué soit repérable dès le début. Du coup, je pense pas qu’on puisse faire une grosse différence de paiement selon l’expérience. Mais là… Ah ! Je suis encore trop « débutante » pour te le confirmer x)

      • Merci pour ta réponse, elle est juste.

        Concernant ta question : mon problème n’est pas de devoir justifier mes prix, je vends des services web (référencement) et mon principal problème c’est la concurrence car je suis freelance, je n’ai pas les moyens d’une agence de comm’, 5euros m’a donné une certaine visibilité et me permet de vendre à un prix honnêtes des micros-prestations.

        • 10 mai 2016
          Répondre

          Une nouvelle fois merci pour ton retour !

          La visibilité est clairement l’un des plus gros problèmes (si ce n’est LE plus gros) chez les freelances. Parce que pour appâter du client, il faut bien lui lancer une ligne un peu sexy et voyante.

          Je vois ce que tu veux dire en terme de facilité. En revanche, je te conseille de garder un oeil sur ta noto, et de la peaufiner un petit peu. Même si tu as peu de temps, reste-en maître, tu pourrais en avoir besoin le jour où tu en auras assez de dépendre d’une plateforme, et en voudras plus.

          Où… Ou Si. Evidemment.

          Le SEO est blindé de gens, c’est en train de devenir encore plus embourbé que la Rédaction, et là… Ce n’est pas (seulement) une question de talent, mais de taille de tool. Je dis ça, mais c’est un avis d’un oeil externe. Et naviguer dans vos eaux (et plus largement celles du Web) c’est quand même jouer au même jeu qu’à Westeros… Finalement.

          Putain, j’vais l’écrire ce billet, c’est pas possible, ça me trotte trop en tête cette analogie…

          Quoi qu’il en soit… J’ai envie de te dire « bon courage », parce que c’est loin d’être simple.

  24. 4 mai 2016
    Répondre

    Quel dommage ! J’aurais adoré en pute, tu aurais eu un succès fabuleux avec des mots aussi ronds et une finition parfaite, tu aurais fait gagné beaucoup d’argent à de jolies gigolos qui nous prennent pour des abrutis. Malheureusement, le web est rempli de gigolos, mais pour mon bonheur des personnes de valeurs (et les vrais pas celle du portefeuille du client) telle que toi existent et leurs voix commencent à faire un peu plus de bruits, alors juste merci. Je fais partie d’un monde où les gigolos sont appelés gourous et décrédibilisent ma profession, je ne suis pas contre eux mais j’informe alors merci à toi d’informer avec autant de finesse ! En te souhaitant, que ce bel article putaclic fonctionne pour que ta voix soit porter loin très loin !

    • 4 mai 2016
      Répondre

      Si seulement l’on pouvait se passer de macro, je n’aurais pas dit non, et l’oseille aurait pu tomber dans mon bas de l’aine directement… Mais comme ça n’est pas rentable, j’ai quitté le trottoir.

      Merci à toi, surtout. Je viens de passer sur ton blog, je vois quel genre de gourous/gigolos règne sur ta profession. Ca doit être pire, parce qu’au final, comme tu le dis, ils décrédibilisent vos compétences, et les font passer pour du maraboutage. Bon courage, parce que ça doit être un travail épuisant de commencer par justifier son boulot :/

      J’ai peu d’espoir quant à la portée de mes mots (maux ?), mais bon… Il est bon de le dire. Car c’est une réalité.

  25. Christophe
    4 mai 2016
    Répondre

    J’ai cherché à une époque ou mes sites débutaient, un/des rédacteurs pour me faire des textes…

    personnes ne ma répondu, sauf des Malgaches… normale ?? (pour le moment personnes n’a encore parlé d’€€) !!!

    j’ai donc testé plusieurs rédactrices Malgaches qui ont fait des recherches et écris mes textes et elles ont aussi fait leurs tarifs que je n’ai pas discuté !!!

    j’en ai trouvé 2 avec qui j’ai travaillé et ensuite je faisais moi même une ré-écriture pour que ça soit à mon goût !

    Avec le temps, j’ai ENFIN trouvé une rédactrice Française, avec qui j’ai travaillé pour me remettre en forme des anciens textes !
    le prix des 2 associés à été raisonnable !!!

    entre temps, j’avais trouvé une rédactrice pour me faire un 10énes d’articles mais, c’est là que ça coincé… je crois qu’elle ma pris pour un américain !!!

    je veux bien payer, mais pas me ruiner non plus !!!

    Pour les tarifs des p***, y’a celle à quelques 10énes d’€ et les autres ou c’est plusieurs 100énes ou miiliers d’€ !!!
    j’ai pas les moyens de me payer Zahia (et j’en ai pas envie) mais pas non plus envie de passer du temps avec une Moldave ou autres demoiselles exotique !!!

    • 4 mai 2016
      Répondre

      Bonjour Christophe !

      Je ne suis pas certaine d’avoir compris cette phrase :

      personnes ne ma répondu, sauf des Malgaches… normale ?? (pour le moment personnes n’a encore parlé d’€€) !!!

      Où cherchez-vous ? Car une simple requête sur Google vous donne une belle chiée de rédac’ françaises et de qualité (à ce qu’il paraît ^^).

      Je comprends tout à fait la problématique du prix. On l’a tous : nous avons chacun nos moyens… Pourtant, on a tous besoin de vivre. Je veux bien travailler, mais pas à pertes 😉

      Quant aux putes, je ne peux que vous croire. Mais, comme pour toute prestation, si l’on n’a pas les moyens « on se prend en main » 😉

      Merci de votre passage, même si je ne suis pas certaine d’avoir compris l’essence de votre messsage 🙂

  26. Christophe
    5 mai 2016
    Répondre

    en fait, quand je dis : personnes ne m’a répondu, j’avais été sur des forums et/ou des « places » ou ses « personnages » de la gribouille professionnel était présent !!!

    J’ai même rencontré un couple avec qui j’avais bien accroché pour mon projet, mais qui ne voulais pas m’écouter… :/

    pour le sens, c’était juste l’occase de « donner » mon désarrois au moment de mes recherches…

    actuellement, même si je voyage beaucoup et que je donne des astuces de voyageurs perpétuel et d’aide à la création offshore, je reçoit « beaucoup » de demande de partenariat pour du voyage touriste, et ça me blesse beaucoup parce que je me dis que ses personnes non pas bien lu ce qu’il y a d’écrit dans mes textes !

    je dois refaire pas mal de mes textes dans les mois à venir et je vais surement retenter une recherche !

    😉

    • 6 mai 2016
      Répondre

      Vous soulevez deux problèmes (que je vois aussi de ma fenêtre) :

      1) La mise en relation des auteurs et des sites en demande (et une mise en relation qui correspond aux besoins des deux parties, évidemment…)
      2) Le temps accordé au texte.

      Pour le premier point, il y a plusieurs raisons à ces problèmes, mais la principale est la rentabilité. Les plateformes cherchent à se faire un max de blé, et les rédac’, devant les prix pratiqués, et le temps que cela prend… A rentabiliser leur travail. Du coup, c’est ni fait, ni à faire. Est-ce qu’il y a moyen de faire un portail qui permette de proposer une création de profils honnêtes, et est-ce qu’il y a une clientèle pour ça ? Franchement, je n’ai toujours pas la réponse à ces questions, et même à titre perso, la problématique est toujours là.

      Pour le second point… Je crois que c’est relatif à la consommation de chacun. Chacun consomme le Web et ses contenus de façon… Eh bien : un peu par-dessus la jambe. On lit les titres, les photos, et puis on part bille en tête, focalisé sur son idée. Après, vous savez, vous recevez peut-être ces offres parce que les gens pensent aussi que vous allez « forcément accepté, car on ne refuse jamais de l’argent ».

      Si vous saviez le nombre de personnes – assurant avoir parfaitement compris mon travail – me proposant des missions aux antipodes de ce que je fais… x)

      J’pense qu’il y a des deux. C’est compliqué, mais le fait que les différentes parties ne discutent pas, ne cherchent pas à se connaître (professionnellement parlant), et à se comprendre n’aide pas. Mais bon, c’est un vœu pieux : au sein même du Web, alors que les métiers possèdent une réelle synergie, il n’y a ni travail commun réel, ni entente et connaissance. Du coup, j’attends peu de miracles.

      J’ai plus qu’à dire « bon courage », à défaut de pouvoir vous aiguiller ^^’

  27. 12 mai 2016
    Répondre

    Bonjour Camille,
    Je découvre ton article seulement maintenant, mais mieux vaut tard que jamais.
    J’avoue que je suis étonné par ce genre de propos. J’avais préparé un commentaire pour y répondre, mais il était beaucoup trop long. Je te réponds donc via un article que tu trouveras sur mon blog :
    http://www.educaref.fr/redaction-web-la-reponse-des-putes/
    N’hésite pas à le commenter 🙂

    • 12 mai 2016
      Répondre

      Et rebonjour !

      Du coup, à gérer mon biz, les tweets, et mes autres demandes… Je valide ton commentaire un peu tard.

      A l’heure actuelle, tu sais déjà ce que j’en pense, du coup, je te remercie encore 😉

  28. 12 mai 2016
    Répondre

    Et dire que je m’étais fendue d’un p’tit billet sur (un peu : je ciblais les plateformes) le même sujet en 2012 déjà… billet que j’avais terminé ainsi :

    « Qui est responsable ?

    Sans nul doute les deux parties. Les donneurs d’ordres qui eux-mêmes n’envisageraient même pas de travailler pour ce salaire et bien evidemment les rédacteurs qui acceptent de le faire. Ces derniers invoquent souvent la « prise d’expérience », ce à quoi je rétorque qu’ils se mettent le doigt dans l’œil jusqu’au coude. À un tel prix, tout ce que l’on gagne c’est de s’épuiser à courir après les textes pour boucler ses fins de mois. »

    Même en France, y a beaucoup de putes qui crêvent de faim.

    • 12 mai 2016
      Répondre

      Murielle, on ne se connait pas, mais je t’aime.

      Et comme j’aime avec passion (ça commence à se voir que je suis passionnée), et que je me retrouve pleinement dans ton commentaire (surtout sur le passage de courir après des textes, car j’ai connu ça l’année dernière), j’aimerais que tu me fasses un plaisir : sur Twitter, ou ici, file-moi l’article, je veux le lire. Et, si tu acceptes, j’aimerais bien le linker au mien.

      Cette « deuxième lame Gillet » offerte aujourd’hui me fait dire qu’il y a peut-être un vrai besoin de prise de parole de la part des confrères et consoeurs. Un manifeste à écrire, peut-être ?

      Merci !

  29. DESPREZ
    26 mai 2016
    Répondre

    Bonjour,
    Je suis tout à fait d’accord avec votre « coup de gueule ». Je citerais anonymement un fervent défenseur des rédacteurs web  » écrivains et journalistes savent tout deux écrire, mais ils ne sont pas pour autant interchangeables ! » – A chacun sa profession. Je ne jette pas la pierre à ceux qui sont passionnés par l’écriture, mais qu’ils gardent cette passion pour une passion et non pour une profession.
    Je suis rédactrice web indépendante depuis six années et j’ai vu l’évolution catastrophique de ce métier. Sa valeur initiale a disparu. Alors je suis pour prendre des mesures pour une revalorisation du métier de rédacteur afin de permettre de trier le bon grain de l’ivraie sur la Toile…

    • 26 mai 2016
      Répondre

      Bonjour Karine !

      Merci pour votre réaction. Il est clair que les deux ne font pas du tout le même métier, ni ne sont théoriquement capables des mêmes choses (bien qu’on doive reconnaître que la frontière commence à se faire mince aujourd’hui entre les deux, du fait de l’arrivée des presses sur le numérique… Mais est-ce dû réellement à ça ?). Un Rédacteur rédige, et c’est bien là un signe sémantique. Parce que beaucoup savent écrire, et écrivent. Ne rédigent pas. L’inverse également… Bref, un trop gros mélange en définitive, qui fausse toute la donne !

      Vous souhaiteriez en parler sur l’article en apportant un témoignage de vos six années ? Je vous le propose, car je trouve que cela manque grandement !

      En revanche, je ne vous rejoins pas sur le principe de la passion. Aucun professionnel ne l’est sans. Il faut bien savoir (et pouvoir) franchir ce pas ^^

      Merci encore, n’hésitez surtout pas à me contacter via mail, skype, peu importe pour qu’on en reparle, ça m’intéresse !

  30. 5 septembre 2016
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    1 euro les 100 mots. C’est peu, même pour un rédacteur malgache.

    • 5 septembre 2016
      Répondre

      Bonjour !

      Oui, de plus en plus, et c’est une bonne nouvelle d’ailleurs. Ca veut dire que le marché bouge, et en bien (je trouve). Merci du coup de rappeler ce fait ^^

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