Il n’y a pas de pauvres en France, seulement des gens qui ne maîtrisent pas leur budget !

L’information circule sur le Net, et même aux JT : Plus de la moitié des Français se retrouve dans la merde financière chaque mois… Phénomène lié aux difficultés économiques ? Sociétales, à l’appauvrissement global de la population ?  Nenni nous expliquera ce midi France 2 !

De l’art de manipuler ses titres

Sans surprise, et comme souvent ici, ça attaque une nouvelle fois sur cette formidable habitude que peut avoir la Presse en général : la manipulation d’informations au risque de verser dans la désinformation.

Première accusation de forfaitude relevée sur les différents articles trouvés sur le Net : NON, 1 Français sur 4 n’est pas dans le rouge chaque mois… A quel moment est-on dans le rouge ? Quand on tombe en-dessous de zéro (à découvert, donc), ou quand on dépasse son découvert autorisé ?

AH-AH ! Ma réponse est : quand on tombe en-dessous de zéro. Parce qu’en-dessous de zéro… Bah ce n’est pas notre argent. Quand on n’a plus d’argent, on en n’a plus… Le reste, c’est un découvert. De l’argent qui n’est pas encore là, à la limite. Mais fondamentalement de l’argent que l’on doit. Une dette…

Donc, quand les médias vous disent que 25% des Français dépassent CHAQUE MOIS leur découvert AUTORISE , et que 33% des Français ont quand même un découvert allant jusqu’à -500€… Et que l’on considère qu’être dans le rouge, c’est à partir de 0… Eh bien on peut – très sereinement – dire qu’il y a probablement plus d’1/4 de la population qui est dans la merde, et qu’on use d’un euphémisme que même un « certain socialiste adepte du çavamieux » n’oserait proférer – ou presque.

A noter que ces infos, relayées partout proviennent d’une étude du comparateur en ligne Panorabanques (*tousse*), étude mentionnée par RTL au journal de 8h (et c’était 2/3 des Français à ce moment-là).

La deuxième accusation est donc sur le fait que les médias ne sont pas tous d’accord quant au ratio de pauvres en France. Mais le fait est moins grave que ce qui va suivre.

Note : Afin de ne pas vous perdre, sachez que je parle essentiellement d’une catégorie de la population sans patrimoine (ou avec très peu). Et que lorsque j’évoque le terme de « dette » pour parler du découvert, ce n’est en rien une utilisation économique du terme. 

Que nous révèle cette étude ?

A part le fait que globalement les gens sont endettés (même ceux déclarant plus de 3k€ de revenus par mois), et que les banques laissent faire car les intérêts leur rapportent énormément… ?

Pas grand-chose.

En fait, et c’est même ce que nous avons tendance à oublier à chaque fois, seule, une étude ne sert pas beaucoup. Ce qui compte, ce sont les conclusions tirées, et son utilisation. Vous vous dites quoi en lisant tous ces billets… ? Je sais pas vous, mais moi je n’arrive pas DU TOUT aux mêmes conclusions que nos médias.

Le Français ne sait pas gérer un Budget

France 3 pose l’équation globale


Découverts bancaires : les Français dans le rouge

« Dépenser de l’argent, alors qu’on en n’a plus sur son compte… Un paradoxe, devenu une habitude. »

Voilà qu’on plante le décor. Nous ne sommes pas dans une situation d’urgence, dans une obligation de certaines situations précaires ; non. Nous sommes « dans une paradoxe ». Dans ce que le journaliste, s’il n’était pas à la télévision, aurait qualifié de « Connerie hallucinante et incompréhensible, alors qu’il semble logique – sale pauvre – que tu ne puisses pas dépenser plus que ce que tu as ! »

« Si les Français se mettent dans le rouge, c’est que leur banque leur donne cette possibilité. »

Eh oui. C’est pas parce qu’ils n’ont pas le choix. Les gens le font, parce qu’ils le peuvent. Si on leur donnait encore plus de libertés, ils seraient encore plus à découvert, c’est évident ! Et ne parlons pas de l’expression du directeur de Panorabanque qui parle de « Rouge, et rouge vif », et surtout du « restaurant qui va vous mettre dans le rouge vif ». Bah oui, si les gens sont dans la merde, c’est à cause des restau’.

Fait intéressant à la fin de la vidéo : on nous dira « vous », en nous interpellant tout de suite. Les banques ne nous inciteront pas « à la prudence », puisqu’elles se font de l’argent sur notre dos. Et fin. On ne parlera de rien d’autre.

« Et alors ? il a raison le journaliste, faut savoir gérer son budget que diable ! » Selon ce micro-reportage ? Oui. Parce que ce micro-reportage, cet embryon d’enquête, ce simulacre de journalisme, cette publicité pour Panorabanque (parce qu’il fallait surtout placer l’intervention de Monsieur le Président, in fine)  n’a pour d’autre sujet que :

  • Les Français n’ont pas d’argent
  • Micro-trottoir : « Hey, vous aussi vous êtes à découvert ? »
  • Combien coûtent les agios (sans préciser que ça dépend des banques)
  • Les Français sont à découvert parce qu’ils vont au restaurant
  • « Hey toi, oui toi devant ta TV : arrête de dépenser, personne va t’arrêter ! »

Pour faire plus simple, parce que notre cerveau reptilien adore la simplicité et s’y engouffre systématiquement : Les français n’ont plus d’argent parce qu’ils dépensent trop.

Simone, cette grosse conne

France 2 ne dira pas mieux dans son 13h d’aujourd’hui :

 

« Plus un sous en poche, pour finir le mois… Les Français vivent souvent à découvert […] »

Et hop, micro-trottoir aussi. Et voilà qu’on nous explique ce que sont les agios, les intérêts, les autorisations de découvert, etc. Rappelons que tout ceci part du principe que : entre 1/4 et 2/3 des Français DÉPASSENT leur découvert. Le « reportage » explique donc ce que tout le monde (ou presque) sait déjà.

Notons également que le fait que les banques se gavent sur notre dos est commun à beaucoup de papiers et reportages. Celui-ci ne fera pas exception. Le reportage de France 2 nous dira d’ailleurs que les frais sont plafonnés par la Loi (par L’Etat quoi… ?), mais que les associations de consommateurs les trouvent encore trop élevés. Hop, on va faire une interview d’un gars qui chargera encore les banques.

Pourquoi je cristallise sur ça ? C’est très simple, mais on y reviendra plus tard.

On retourne donc sur le plateau, et le présentateur demandera à sa collègue « que faut-il faire face à une telle situation ? » « Alors, première chose à faire, c’est de demander une autorisation de découvert ! » Lui répond-elle avec un sourire que l’on n’imaginerait même pas sur le visage d’une Marie-Antoinette selon Rousseau.

Marie-Antoinette et la brioche

« S’ils n’ont pas d’argent, qu’ils empruntent ! »

C’est-à-dire qu’on a en face de nous un journal officiel d’une chaîne publique qui nous exhorte à l’endettement. Pour régler le problème du dépassement de découvert autorisé… Faut repousser la limite. Moui. On comprend soudainement mieux certaines logiques démocratiques… La journaliste ira jusqu’à pousser le vice de la condescendance et de l’insulte aux concitoyens en usant d’un ton navré sur notre supposée bêtise…

 

 

 

«  Et sinon Micheline, on a d’autres conseils à donner à Simone qui est trop conne pour y penser ?

— Evidemment Jean-Charles : qu’elle télécharge donc l’application de sa banque (parce qu’elle a forcément un smartphone !), histoire de surveiller l’état de son compte en banque. Et puis si vraiiiiiment Simone a du mal à se réfréner chez Zadanlo, elle peut opter pour une carte de paiement qui se bloque. Comme le forfait de mon petit dernier de 8 ans.

— Ajoutons quand même qu’elle peut aussi négocier avec GrosDudu-Le-Banquier pour avoir un peu plus de découvert autorisé !

— Et oui, Jean-Charles ! Simone n’y pense étrangement jamais, comme tous les autres cons de pauvres, d’ailleurs ! Alors que GrosDudu-Le-Banquier va accepter, ça vaut donc le coup de se sortir les doigts du cul, hein Simone ? Bon, après, si t’es vraiment trop cruchasse, et de façon super exceptionnelle, tu peux aussi lui demander de supprimer tes agios. J’ai testé, Jean-Charles, c’est possible, mais attention… GrosDuDu est dur en affaires !

— Petite salope de Micheline ! Bien Simone, il ne vous reste plus qu’à vous procurer un agenouilloir ! »

Pourquoi il est important que cela soit de la faute des banques, au fait ?

Camille Écrit par :

Actuellement : Zerg de mauvais poil Evolution ultime : Mutalisk relativement polie Vend les mots comme du bétail, prostitue les idées, et maltraite son clavier. Ecrit parfois pour de vrai, quand on lui fout la paix.

9 commentaires

  1. 12 juillet 2016
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    C’est toujours plus nuancé que ce que les vilains médias nous montrent… entre gris clair et gris foncé quoi.
    Je suis d’accord sur un point : beaucoup ne savent pas gérer leur budget. Et quand on leur donne comme indication « va regarder ton solde bancaire tous les jours », autant rien dire. C’est juste les prendre pour des cons car clairement ça ne changera rien !
    Je sais aussi (en tout cas selon les dires de mes lecteurs, mes clients, les contacts des groupes FB que je côtoie…) que beaucoup sont à découvert à cause de charges trop élevées et salaires trop bas… ce sont les cas où j’adorerai avoir une baguette magique (mais vu que l’elfe ne jette -mal- que ses flèches et pas de sort…)
    Et une autre catégorie est à découvert car oui, elle va trop souvent au resto, oui, elle claque tout chez H&M, ou bien a justement augmenté son autorisation de découvert, ou bien accumulé les crédits pour rembourser le découvert, la voiture, les vacances….

    Pour les claquages intempestifs (qu’on a vite fait d’appeler « achats compulsifs », ça fait moins responsable que « achat d’impulsion »..) non, je n’ai pas de fouet, désolée :p
    Pour les revenus trop bas, ce serait trop facile que je dise « fais un vide grenier, fais des heures sup » etc..; je SAIS qu’il y a des situations où tu as beau tourner tes chiffres dans tous les sens, 1 000€ de salaire pour 600€ de loyer, ça fait qu’il te reste pas lourd !

    Pour l’apprentissage de la gestion du budget, je suis là :D. Quelques conseils ?
    – savoir combien on doit payer de charges vitales (loyer, assurance, impôt, alimentaire) tous les mois
    – voir combien il reste de marge pour les dépenses imprévues, en virer de côté une partie (si possible)
    – vérifier toutes les semaines ou au minimum tous les 10 jours si nos dépenses correspondent toujours au budget. Et c’est là qu’on peut y arriver ! Ca n’est pas en vérifiant son solde bancaire que ça marche, ni en faisant son budget en fin de mois…

    • 12 juillet 2016
      Répondre

      Yo, merci pour ta réponse complète Marina, parce qu’elle est pile ce que j’attendais du lecteur.

      A l’origine, je comptais faire toute une deuxième partie autour des chiffres du chômage, de la pauvreté, des récentes études montrant que contrairement aux idées reçues les jeunes géraient bien leur budget (je pense à cette étude, car je l’ai vue il y a peu) ; bref, proposer des pistes de « pourquoi ». Et puis, je me suis ravisée. D’une part parce que ça n’aurait plus été un article, mais un dossier. Mais d’autre part parce que, finalement… Je pense qu’on sait tous à peu près pourquoi.
      Tu le dis très bien en filigrane : peut importe que la catégorie à laquelle on appartient, il y a quand même à parier qu’on est dans la merde pour des raisons autrement plus profondes qu’une « crise de dépense ». Sans parler du fait que de répéter à l’envie que l’on doit voir si on est ou non à découvert change quelque chose. Parce que si l’on ne peut acheter sa nourriture (à crédit, ou non), on est fichu.

      Je sais pas si tu as cliqué sur le lien pour la vidéo du JT de FR2 (pour une raison qui m’échappe, je ne peux pas l’intégrer) mais mon rendu – bien que vulgaire – n’est qu’à peine caricatural. Et c’est bien là le problème. J’avais pourtant vu les articles passer ce matin dans mon fil d’actu, et je n’avais pas relevé… Jusqu’à ce que je vois le traitement fait sur une chaîne d’Etat (Permettons que je fasse cet « abus » de langage).

      Tout ça pour dire : « Merci pour ton commentaire constructif » ^^

    • 18 juillet 2016
      Répondre

      Beuh didooon c’est génial ça, des modules payants pour apprendre à gérer son argent ! On croirait une banque. Blague à part, je découvre dans les commentaires de ce site « accrodubudget.com » pas mal de gens ont l’air intéressés par ce genre de prestations.

      Je ne sais pas si je dois rire ou pleurer.

      Je ne sais pas non plus si bien gérer son budget est juste un palliatif à un espèce de mal-être profond qui conduit à l’achat compulsif, ou alors une vraie manière de résoudre les affres d’un SMIC beaucoup trop bas (surtout quand on est une femme à temps partiel, avec des enfants, le profil revient souvent dans les commentaires).

      Enfin, si c’est efficace, il faut croire que tout se paie, y compris le psy du portefeuille. Reste à savoir si c’est déductible des impôts ou remboursé par la sécurité sociale : après tout, c’est quasiment un service public.

      • 18 juillet 2016
        Répondre

        Comme dit sur Twitter « Psy du portefeuille » … <3

        Voilà un beau (et bon) mot pour réfléchir à un "nouveau" mal. Intéressant, quand on voit que l'argent et le temps de travail n'ont jamais été aussi centraux dans nos modes de vie. Reste à espérer que cela ne soit plus pour très longtemps.

  2. Dominique
    18 juillet 2016
    Répondre

    J’aime ta recherche des prénoms qui sonnent juste !
    Un grand moment d’informations utiles ces reportages… ça fait peur !
    La pression sociale fait que tu dépenses toujours au plus haut possible de tes possibilités et au-delà quelque soit ton niveau de revenu. Se détacher de ce phénomène, souvent presque inconscient, te positionne dans une catégorie « décalée ».
    J’ai connu des inconscients de leurs dépenses, en fait non, pas « des », un ! Je te rejoins c’est extrêmement rare.
    Une question me vient à la lecture de ton billet… si je ne suis jamais à découvert, je peux demander le remboursement de mon autorisation de découvert annuelle auprès de ma banque ? ;))

    • 18 juillet 2016
      Répondre

      Ouais, t’as vu, j’étais inspirée, hein ? Mais je vais les réutiliser, j’pense… Ya des personas à creuser.

      Ta question est vraiiiiiiment intéressante, et je me demande dans quelle mesure cela ne serait pas possible ? C’est à creuser.

      Mais, effectivement, je pense que tout le monde est au courant de la quantité d’argent dépensée. Je viens de faire les courses, par exemple, je sais combien, pour quoi et pourquoi. Même si ça fait mal, ça fait partie des dépenses quasi-incompressibles (enfin, si t’as pas envie de finir obèse, diabétique et avec un cancer, en fait… Quoi que dit comme ça…?).

      Mais quand on voit les choix éditoriaux faits par France 2 il y a quelques jours, est-ce que ce « reportage » et cet angle d’attaque sont surprenants, au final ?

      • Dominique
        18 juillet 2016
        Répondre

        Disons que ça participe à la culpabilisation générale entretenue par les médias… Si tu n’y arrives pas c’est que…
        Se comparer, pour se rassurer, ou pour stigmatiser, comme s’il n’y avait pas d’autres voix possible.
        J’ai arrêté de regarder les journaux télévisés, je picore les informations qui m’intéressent ailleurs.
        Je ne suis pas pauvre et je suis privilégiée, et j’en ai conscience. J’ai un boulot, et je gagne depuis quelques années déjà, de quoi ne plus regarder tous les jours l’état de mon compte. Je vis pour autant dans un quartier où la pauvreté est à tous les coins de rue ; depuis quelques temps, je vois des gens qui fouillent les poubelles, qui portent ce fardeau de joindre les deux bouts (d’ailleurs je vais cherche d’où vient cette expression tiens).
        Tu as très bien décrit ce qu’il y a d’idiot, de caricatural dans cette approche, de culpabilisant, pour ne pas dire d’excluant. Pour beaucoup, ne dépenser qu’à hauteur de ce que l’on gagne, n’est plus un choix raisonnable consenti.

  3. Bonjour Camille,
    Je n’ai pas lu les commentaires, je m’en excuse par avance si je fait de la redite, mais m’étonnerais.
    Déjà, très bon article. Il est vrai que nos jours, tout ce qui démarre dans les médias par selon une enquête ressemblera dans 9 cas sur 10 à un article qu’un collègue à nous appèlerait sujet pute à clic…
    Néanmoins, tu ne vas pas assez loin, peut être. Ces pauvres cons de pauvres, ils ont des crédits, ils ont des salaires, un en général, et un niveau de vie acceptable. Mais à un instant T.
    Seulement voilà, leur pouvoir d’achat ne cesse de diminuer, leur salaire progresse moins vite que le coût de la vie (loyer, mobilité, alimentaire; …). Et surtout, leur crédit à lui été contracté à un instant passé, mais il doit être réglé chaque mois aujourd’hui. En conséquence, pour ne pas être dans le rouge, il faut réduire ses dépenses aussi vite que le coût de la vie nous l’impose. Or, combien de familles se privent et pourtant ne voient pas leurs efforts trouvés une résonance salvatrice ?
    C’est un peu simpliste, présenter comme cela, mais si ça fait réfléchir, tant mieux.
    J’entends d’ici le bruit des bottes de ceux me parlant forfait internet, coût du smartphone, cigarettes… mais il faudrait un livre entier pour justifier ces produits.

    Du coup, je me dit qu’on pourrait aller plus loin dans la réflexion. S’il y a toujours des gens qui seront dans le rouge malgré toutes les circonstances favorables, il ne faut pour autant pas oublier que bon nombre font d’énormes efforts sans avoir l’impression que cela ne serve à qqch de positif.

    Amicalement

    • 18 juillet 2016
      Répondre

      Hello Régis !

      To-ta-le-ment de ton avis, et je me dis que j’aurais peut-être pas dû sous-estimer mon lectorat : je comptais faire toute une deuxième partie sur le coût de la vie, le seuil de pauvreté, les pourcentages de populations vivant au-dessus et en-dessous, bref, proposer un volet expliquant que, justement, à notre époque (et plus encore depuis 2008), la question de la gestion du budget n’a jamais été aussi condescendante et exempte des réalités financières de chacun.

      Et j’ai trouvé que ça alourdissait le tout, et risquait d’être « redondant » pour rien.

      L’avantage de ce manque réside dans les commentaires comme les tiens, ceux de Dominique, … ; bref, de mes lecteurs préférés (Non, c’est pas de la pommade). Quand je lis de tels commentaires, j’me dis que j’ai bien fait d’écrire ^^

      Pour en revenir au tiens, je vois pas quoi ajouter de plus. Tu prêches une convaincue, j’ai connu l’époque du 20m² avec deux salaires et UN repas par jour… Constitué d’une baguette de pain. Et je m’estimais heureuse, car j’avais un toit (glacé, nous n’avions pas les moyens pour le chauffage). Il est clair qu’on tire tout vers le bas… Jusqu’à sa santé (dans son assiette, dans ses fréquentations au médecin, etc.), et que cela ne suffit malheureusement pas. Pas toujours. Pas souvent, même.

      Bref, c’est tristement vrai. Et j’suis bien contente que tu prennes le clavier pour le dire. Alors merci à toi !

      La bise 🙂

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